Bill Baker (Matt Damon) est un foreur de pétrole taiseux et taciturne qui a longtemps négligé sa famille. Il décide de faire le voyage de l’Oklahoma jusqu’à Marseille pour aller voir sa fille Allison (Abigail Breslin), dont il n’a jamais été proche, mais qui est incarcérée pour un meurtre qu’elle affirme ne pas avoir commis. Quand Allison lui parle d’un nouvel indice susceptible de l’innocenter, Bill se retrouve confronté à la barrière de la langue et à un système judiciaire complexe qu’il ne comprend pas. Avec l’aide de Virginie (Camille Cottin),une comédienne rencontrée par hasard, il se met en tête de s’occuper lui-même de l’affaire et de prouver l’innocence de sa fille.

Ce thriller en partie inspiré de l’affaire Amanda Knox, cette étudiante américaine condamnée en 2007 pour le meurtre de sa colocataire en Italie. Le réalisateur Tom McCarthy souhaitait alors réalisé un polar méditerranéen, inspiré notamment des romans d’Andrea Camillieri (et son célèbre commissaire Montalbano). Il a trouvé la cité phocéenne cinématographique, mais la première mouture de son scénario écrit avec Marcus Hinchey ne le satisfaisait pas, notamment à cause d’un manque de profondeur dans les relations humaines entre les personnages. Il a alors délaissé ce projet au profit de Spotlight qui a remporté l’Oscar du meilleur film. En reprenant le scénario sept ans plus tard, ce qui avait été écrit sous la présidence Obama semblait différent sous l’ère Trump… Tom McCarthy a alors sollicité deux scénaristes français : Thomas Bigegain et Noé Debré, qui avaient déjà collaboré ensemble pour Dheepan, pour retravaillé le scénario.

Pari réussi pour cette équipe car au-delà de l’aspect thriller, c’est avant tout l’aventure humaine qui prime ici : la relation de Bill avec ces trois femmes : Virginie, qui est son guide dans un pays où le système judiciaire est si différent du sien, un pays dont il ne connaît pas la langue, où il n’a que peu de repères. Sa fille Allison (Little Miss Sunshine) avec laquelle il a une relation conflictuelle mais qu’il veut aider. Et enfin mais surtout la petite Maya, avec laquelle il développe une relation extrêmement touchante, qui offre des moments d’une drôlerie et d’une tendresse absolues. Cela semble si naturel pour Lilou Siauvaud qui interprète pourtant ici son tout premier rôle que l’on peine à le croire. Cette relation père-fille qu’il développe avec cette petite fille lui permet de découvrir et compensé ce qu’il n’a pas partagé avec sa propre fille.

Un autre personnage crucial du film est la ville de Marseille. La différence entre la platitude de Stillwater et la cité française a été mise en valeur par le directeur de la photographie Masanobu Takayanagi. Les scènes américaines ont été filmé en plans-séquences alors que c’est le tournage caméra à l’épaule qui a été adopté pour Marseille. Le metteur en scène précise qu’il voulait “qu’on sente le poids et l’immobilisme de la vie de Bill dans cette région à travers un certain style de mise en scène. Ensuite, à Marseille, je tenais à ce qu’on ressente l’énergie du tournage à l’épaule et la vitalité de la ville. Cela correspond à ces deux mondes que traverse le film.”

Tom McCarthy, qui a débuté comme acteur dans des séries télévisées (Ally McBeal, Boston Public..) puis dans des long-métrages sous la direction de George Clooney (Good Night, and Good Luck) ou Clint Eastwood (Mémoires de nos pères), a réalisé un premier film en 2003 qui avait remporté plusieurs prix au Festival de Sundance. Avec Stillwater, on retrouve la magie qui opérait déjà entre les personnages dans The Visitor, Grand Prix du 34e Festival du Cinéma Américain de Deauville. La projection en première était une bien façon d’ouvrir cette 47e édition du Festival.

Le film est présenté à Cannes en hors-compétition au Festival de Cannes.

Sortie en salles le 22 septembre 2021 – 2h20 – Universal Pictures

Cette série belge et néerlandaise réalisée par Nico Moolenarr est unique en son genre. Non par le thème mais par son traitement. Et elle vaut définitivement le détour.

Inspirée de fais réels, la première saison se déroule dans le Limbourg, une province belge devenue une plaque tournante du trafic d’ecstasy. Pour tenter de démanteler un trafic, deux agents : Bob (l’acteur belge Tom Waes) et Kim (l’actrice néelandaise Anna Drijver), vont infiltrer le camping dans lequel réside l’un des plus gros dealers : Ferry Bouman (Frank Lammers). Cette histoire est inspirée de l’arrestation de Janus van W, un grand baron de la drogue aux Pays-Bas et qui vivait dans un chalet à Lommel en Belgique. Il a été arrêté par deux agents sous couverture. Pour ses activités criminelles, l’homme a été condamné à 14 ans de prison.

“Undercover” est la preuve que pour faire de bonnes réalisations, séries ou films, le budget n’est pas un élément indispensable. Avec un scénario bien ficelé, du suspens, de l’action, des cliffhangers nombreux, une bonne dose d’humour belge, qui fait son effet grâce aussi à l’interprétation des acteurs, la série se révèle redoutablement addictive. Les personnages mêmes les plus “barrés” parviennent par moment à devenir attachants. Enfin, la série ne se concentre pas uniquement sur la partie thriller puisque la vie personnelle des personnages influe sur chacun.

Elle était d’ailleurs nommée au tout premier festival Canneséries en 2018. Diffusée plus d’un an plus tard sur Canal+, elle a ensuite rejoint le catalogue Netflix, sur lquelle vous pourrez également regarder … la saison 2 !

Car oui il y a une saison deux, différente mais tout aussi efficace, qui se déroule cette fois chez des frères belges qui se livrent à un traffic d’armes.

La série est toujours en cours et l’on peut donc espérer une troisième saison, même si pour le moment rien n’est confirmé.

Source : https://ayther.fr/

Ce 9 février, vous pourrez profiter d’une sortie cinéma … à la télévision avec Canal+ qui diffuse en prime time “THE NEST”, long-métrage qui a remporté trois prix au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Dans les années 1980, Rory (Jude Law), un ancien courtier Londonien installé aux Etats-Unis, convainc son épouse américaine Allison (Carrie Coon) et leurs deux enfants de quitter le confort d’une banlieue cossue des Etats-Unis pour s’installer dans son Angleterre natale. Persuadé d’y faire fortune, Rory loue un vieux manoir en pleine campagne où sa femme pourra continuer à monter à cheval. Mais les affaires ne se développent pas comme espéré, et l’équilibre familial se fissure.

“The Nest” est le second long-métrage de Sean Durkin, après « Martha Marcy May Marlene » qui lui a permis en 2011 de remporter le Prix du meilleur réalisateur au Festival de Sundance. Le réalisateur est également connu comme producteur pour « Afterschool » d’Antonio Campos, « Two Gates of Sleep » d’Alistair Banks Griffin (2010) et « James White » de Josh Mond (2015), tous présentés en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Et c’est dans l’édition très spéciale de 2020 de ce même Festival que “The Nest” a remporté le Grand Prix, le Prix de la Révélation et le Prix de la Critique. Un hold-up donc, qui est pourtant surprenant.

Tout à la fois critique de l’ambition sociale, de la recherche absolue d’ascension et de la destruction progressive d’une vie familiale, le réalisateur a aussi instillé une part de fantastique. Mais une petite part seulement et c’est bien là le problème. Cette grande demeure vide et parfois étrange aurait été un terrain de jeux propice à ce genre qui n’est finalement pas du tout développé. Ainsi à force d’hésiter entre plusieurs genres : drame, thriller et fantastique, le spectateur se perd et reste totalement sur sa faim. Ce qui est d’autant plus dommage avec un tel casting, tout particulièrement Carrie Coon qui montre dans ce premier grand rôle au cinéma toute l’étendue de son talent.

Un riche homme d’affaires, Victor Genovés (Luis Tosar), propriétaire d’un grand groupe de médias, se trouve soumis à un chantage par un groupe se faisant appelé “les Spadassins de Midas“, “Los Favoritos de Midas” en espagnol, titre original de la série. Le chantage apparaît sous la forme de lettres charmantes lui expliquant très simplement que s’il n’accepte pas de payer 50 millions, des personnes qui lui sont totalement étrangères mourront régulièrement. En parallèle, une journaliste (Marta Belmonte) travaillant pour un média publie un article sur un scandale financier.

La série espagnole a été écrite et réalisée par Mateo Gil, réalisateur du film “Blackthorn” et lauréat du Goya du meilleur scénario original pour “Agora”. Elle a été co-réalisée par Miguel Barros qui avait travaillé avec Mateo Gil sur “Blackthorn”. Il s’agit d’une adaptation d’une nouvelle de Jack London dont le titre original est The Minions of Midas. Le roi Midas était « un roi maudit qui transformait tout ce qu’il touchait en or. »

D’abord publiée dans les Pearson’s magazine en 1901, le récit sera ensuite repris dans le recueil Moon-Face and Other Stories en septembre 1906. L’auteur y critique l’avidité capitaliste. L’autre particularité est que la masse inconnue du groupe exerçant le chantage se montre dépourvue de sentiments et d’empathie, tandis que les riches capitalistes sont eux en proie à un sentiment de culpabilité et font preuve de sensibilité, alors que dans les écrits sur ce thème c’est généralement l’inverse qui est décrit.

Le récit est transposé à Madrid à notre époque. L’adaptation est relativement fidèle reprenant les lettres adressées au personnage principal et qui jalonnaient déjà le récit initial. Cette critique de la société constitue un bon thriller, porté par l’excellent acteur Luis Tosar qui incarne le personnage principal. Outre de nombreuses interprétations dans des productions espagnoles, notamment en 2003 dans “Ne Dis Rien” qui lui vaudra le Goya du Meilleur Rôle Masculin, Luis Tosar a également brillé dans des productions internationales : en chef de cartel face aux côtés de Colin Farrell et Jamie Foxx dans “Miami Vice – Deux flics à Miami” de Michael Mann en 2006 ou dans “The Limits of Control” de Jim Jarmusch. Plus récemment, en 2010, il a remporté un grand succès pour sa performance dans “Cellule 211”.

Il est entouré de deux bons seconds rôles Marta Bemonte et Wille Toledo.

**Attention SPOILER en dessous :

Si la fin pourra vous laisser sur … votre faim, sachez que l’absence de révélation concernant les auteurs du chantage est conforme au récit dont la série est adaptée. Néanmoins si cela peut passer dans un récit écrit il est vrai que dans une série nous avons maintenant l’habitude que tout nous soit montré et expliqué. Ce qui manque peut-être de précision en revanche est l’absence de réaction du héros à la mort de la journaliste dont il était a priori amoureux.

Disponible sur Netflix depuis le vendredi 13 novembre 2020

*Source : Editions Libertalia

Le jeune Daniel (Cress Williams), fils d’un Marine, perd sa sœur aînée victime d’un assassinat. Quinze ans plus tard, le jeune homme est garagiste et espère suivre les traces de son père. Il fait la connaissance de Cassie, lycéenne douée et pétillante en dernière année. Une relation amoureuse va naître entre eux, mais l’ombre des drames passés plane au-dessus d’eux.

Ce drame est la quatrième réalisation du scénariste et réalisateur Kerem Sanga, qui avait été récompensé en 2016 au Festival de Sundance pour son long-métrage First Girl I Loved.

L’intrigue débute bien et serait plutôt intéressante, d’autant qu’elle est bien interprétée. Néanmoins l’un des éléments principaux est deviné très vite, et les ficelles deviennent trop grosses, perdant en crédibilité à la fin.


1h47

Emma vit à New York. Brillante oenologue, cette célibataire de trente-deux ans cherche l’homme de sa vie. Matthew lui vit à Boston, est veuf, et père d’une petite fille dont il s’occupe seul dans sa jolie maison typique.

Ils vont se rencontrer grâce à un e-mail et organiser un rendez-vous à Manhattan. S’ils y vont bien le même jour à la même heure, et dans le même restaurant, ils ne se croiseront pas.

L’un d’eux ment-il ?

Outre la distance physique, un décalage temporel les sépare comme vous l’aurez sans doute compris. Les lecteurs qui ont vu le film “Entre deux rives” avec Keanu Reeves et Sandra Bullock le comprendront encore plus rapidement. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, sinon il n’y aurait pas plus de cinq cent pages dans ce roman. En effet, l’histoire tourne rapidement au thriller, habillement mené comme toujours avec Musso. L’écrivain a l’art de vous menez par le bout du nez jusqu’à ce que vous finissiez son roman !

Si je n’ai pas lu tous ses romans, je peux en revanche affirmer sans hésitation que parmi ceux que j’ai lus, “Demain” m’a semblé au dessus de la mêlée. Outre une histoire à priori invraisemblable et qui finit par sembler totalement réaliste, l’auteur décrit aussi avec sensibilité et intelligence les personnalités et les sentiments de ses personnages. Si Matthew fait face au deuil et à la difficulté de laisser entrer une nouvelle femme dans sa vie, Emma est dépressive et lutte contre un sentiment de solitude permanent et étouffant : “Emma était hantée par la solitude et l’insécurité affective . Chaque soir, elle se sentait un peu plus anéantie par la perspective de rentrer chez elle sans avoir personne à retrouver (…) Depuis l’adolescence, elle guettait, elle attendait cet homme qui serait capable de la comprendre. Mais il n’était pas venu. Et la certitude qu’il ne viendrait plus la minait”.

Editions Pocket – 544 pages

C.B. Strike est une série télévisée britannique basée sur les romans policiers de J.K. Rowling mais écrits sous le pseudonyme de Robert Galbraith. La série a débutée en 2017 et se compose de trois parties correspondant aux différents ouvrages de l’auteur : The Cuckoos’s Calling, The Silkworm et Career of Evil.

A travers ces sept épisodes nous suivons Cormoran Strike, vétéran de l’armée devenu détective privé à Londres, et évoluant dans un petit bureau contigu à son appartement. Il sera aidé dans ses enquêtes de Robin Ellacott, interprétée par Holliday Grainger (Bel-Ami, the Borgias, Cendrillon).

Le duo avec l’acteur Tom Burke (Les Mousquetaires, Guerre et Paix, Rochester) fonctionne très bien, et l’acteur principal incarne parfaitement le héros de la fameuse auteure de la saga Harry Potter.

Le second tome -et la seconde partie de la série- The Silkworm est moins passionnante et la réalisation, moins plaisante.

C.B. Strike n’en reste pas moins une excellente adaptation et l’on prend plaisir à suivre cette série, dont on attend avec impatience la suite.

Disponible sur OCS

Alistair Griffin Banks en conférence de presse

Le second long métrage de Alistair Griffin Banks, “The Wolf Hour” était projeté en compétition au 45ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Le réalisateur y avait déjà présenté en 2010 “Two Gates of Sleep”.

Il revient cette année avec un thriller psychologique à huis clos, dont l’héroïne est interprétée par Naomi Watts, également productrice du film. L’actrice livre ici une grande performance, portant entièrement le film. Elle y incarne June E. Leigh, ancienne romancière à succès qui vit recluse dans son appartement du Bronx. Alors que cette période de juillet 1977 est agitée par des émeutes et un tueur en série qui sévit, June est elle harcelée par un mystérieux individu. Inspiré par les personnages féminins forts, le réalisateur souhaitait se concentrer sur l’évolution d’un personnage qui avait autrefois une voix qui portait, qui avait le pouvoir de véhiculer des messages au monde, et qui se le voit soudain retirer.

Dans la moiteur d’un été new-yorkais, l’héroïne se trouve obligée de lutter entre ses démons intérieurs qui la confinent dans cet espace, jusque là son “sanctuaire” , et le harcèlement qui l’obligera à se confronter à sa plus grande peur. Pour se faire, sa créativité aura un rôle salvateur.

Le réalisateur a expliqué qu’ayant lui-même longtemps vécu dans un minuscule appartement de Chinatown, dépourvu de sonnette ou de téléphone, il a expérimenté cette isolement et claustrophobie. Ce projet est d’ailleurs entièrement le sien, pour lequel il n’a toujours envisagé que Naomi Watts. Si l’actrice n’était dans un premier temps pas disponible, ils ont par chance fini par se trouver. Après de longs échanges très personnels chez l’actrice, ils se sont lancés dans cette création. Tous d’abord à huis clos à l’instar de la protagoniste, puis ensuite avec le reste de l’équipe. A tel point que l’arrivée des autres personnages/acteurs dans ce petit décor d’appartement où ils ne travaillaient au début qu’à deux, a été vécu comme une intrusion par la réalisateur et l’actrice.

Si le jeu de Naomi Watts fait monter l’angoisse chez le spectateur du début à la fin, le réalisateur -qui précise s’être notamment inspiré de Polanski , Antonioni ou encore Bergman – a également joué sur des techniques spécifiques, comme par exemple la scène dans laquelle Jude se dirige vers la porte, qui ne comprend aucun contrechamp.

La musique, présente mais de façon subtile, joue également une grande,part dans le travail du réalisateur et qui contribue à l’angoisse qui se dégage. Le réalisateur a expliqué qu’il travaille depuis ses premiers court-métrages de lycée avec les mêmes amis devenus collaborateurs. “Ils ont la même compréhension et leur collaboration est intuitive” a précisé Alistair Banks Griffin.

Si le projet a été soutenu par le Sundance Film Institute, le budget du film était restreint. Et le fait que Naomi Watts soit toute à la fois l’actrice principale mais aussi la productrice, lui a permis de se rendre compte des contraintes matérielles et a suscité chez elle un investissement d’autant plus grand, souhaitant faire de son mieux dans les délai restreints impartis.

Le résultat à la hauteur des bons films du genre.

Ne vous fiez pas au titre: la série britannique Bodyguard n’a aucun lien avec le film éponyme, mais a bien battu des records d’audience au Royaume-Uni en 2018.

David Budd, ancien soldat souffrant d’un syndrome post-traumatique, déjoue un attentat alors qu’il prenait le train avec ses enfants. Spécialiste de la protection pour le Metropolitan Police Service de Londres, il se voit assigné à celle de Julia Montague (Keeley Hawes), secrétaire d’Etat de l’Intérieur. Leurs convictions les opposent.

Le succès de la série tient certainement à plusieurs éléments. Elle mêle différents genres, à l’instar de Homeland : politique, espionnage, thriller. La réalisation est rythmée, efficace, allant crescendo au fur et à mesure des épisodes. Si les premiers ne séduisent pas forcément (scènes de sexe sans grand intérêt), l’intrigue se met finalement en place à partir du quatrième. Le suspens devient haletant, et la tension : palpable. La réalisation est servie par un excellent casting : Richard Madden, le célèbre Robb Stark de Game of Thrones, à l’accent écossais rugueux, la classy Keely Hawes ainsi que Gina McKee.

Saison 1 disponible sur Netflix

Bande annonce

Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les agences de renseignement et de sécurité intérieure israéliennes échafaudent une mission secrète afin de capturer le tristement célèbre Adolph Eichmann. Déclaré mort lors du chaos qui a suivi la chute de l’Allemagne nazie, il vit et travaille désormais sous une nouvelle identité dans la banlieue de Buenos Aires en Argentine avec sa femme et ses enfants.

Réalisé par Chris Weitz et interprété par Chris Isaac, Sir Ben Kingsley et Mélanie Laurent, ce biopic est trop lent, sauvé par le jeu de Sir Ben Kingsley -très bien grimé- et Chris Isaac.

Le film ne sortira que sur Netflix (le 3 octobre)