Jeanne Chardon-Spitzer (interprétée par Alice Pol), brillante architecte, se voit confier la réhabilitation du somptueux manoir des Daguerre, étrange famille à la tête d’un empire du jeu de société. Quand César, le patriarche, est retrouvé assassiné en pleine Murder Party, Jeanne est entraînée dans un jeu d’enquête grandeur nature pour démasquer le meurtrier.

Cette comédie excentrique de Nicolas Pleskof est dans la veine de Les Petits Meurtres d’Agatha Christie ou de A couteaux tirés de Rian Johnson.

Sortie en salles le 9 mars 2022

Danny, un producteur de musique londonien branché se rend en Cornouailles pour un enterrement de vie de garçon. Quand son patron et ami lui lance le défi de faire signer un contrat aux pécheurs du coin pour un album de chants de marins, Danny tombe dans le panneau. Bien loin de ses repères citadins, il tente tant bien que mal de gagner la confiance de cet improbable boys band, qui accorde plus d’importance à l’amitié qu’à la célébrité.

Après The Full Monty ou The Singing Club, ce style de films ne créent plus la surprise. Il est également tiré d’une histoire vraie, met en scène un choc des cultures. Néanmoins la bonne humeur, l’humour british, la beauté des paysages de la réalisation de Chirs Foggin parviennent à nous charmer.

En salles le 7 juillet 2022 – 1h52

Mikey Saber revient dans sa ville natale du Texas après des années de carrière de star du porno à Los Angeles. Sans un sou, il s’installe la “queue entre les pattes” chez son ex-femme; “ex” dans les faits car ils ne sont en réalité pas divorcés. Crapule aux yeux de chiot qui parvient à les attendrir, il devra en échange supporter sa belle-mère méfiante qui vient chaque nuit regardé la télévision depuis le canapé sur lequel il est hébergé. Amateur de drogues douces, il reprend ses combines pour gagner de l’argent, se rapproche de son ex-femme et s’amourache d’une jeune lolita qui vend des donuts.

Le réalisateur Sean Baker a débuté ce projet en pleine pandémie, alors qu’il était confiné chez lui à Los Angeles. Les conditions l’ont conduit à tourner en vingt-trois jours avec une équipe réduite à seulement dix personnes. Preuve s’il en fallait que la quantité n’est pas nécessaire à la qualité. Il suivait sur Instagram l’acteur Simon Rex, qui connaissait depuis plusieurs années une période de disette professionnelle. Installé dans un parc naturel, il vivait simplement. Quand le réalisateur l’a contacté pour ce rôle, l’acteur n’a pas hésité à parcourir les milliers de kilomètres le séparant du Texas pour incarner ce personnage détonnant, “un homme-enfant qui relativise constamment les choses pour préserver sa santé mentale. Il y a beaucoup de l’Amérique là-dedans, développe Sean Baker. C’est incontestablement un trait américain : quelqu’un qui aspire au succès sans se soucier des dommages collatéraux.” Et pour incarner cela, le réalisateur, toujours fasciné par l’univers des travailleurs du sexe, a opté pour un personnage peu exploité : le parasite de plateau, qui exploite les espoirs et le travail de femmes dans l’industrie du porno. Avec son co-scénariste Chris Bergoch, il se sont inspirés de multiples anecdotes recueillies.

Le film traduit bien plus que de la tension sexuelle. La véritable tension est ailleurs. L’intrigue se déroule en effet à l’été 2016, juste avant l’élection présidentielle que Trump remporta. L’actrice Bree Elrod explique ainsi que le réalisateur souhaitait justement rendre le sentiment de danger imminent qui régnait alors. Le fait que le tournage ait eu lieu en pleine pandémie, avant une autre élection décisive, a renforcé ces sentiments d’urgence et d’incertitude.

Le réalisateur a casté ses quelques acteurs de façon originale. Simon Rex, acteur vu notamment dans Felicity et plusieurs Scary Movie, est également rappeur connu sous le nom de “Dirt Nasty”, et animateur sur MTV. Il l’a associé à Bree Elrod, actrice de théâtre new-yorkaise qui incarne Lexi, son ex-femme de Mikey, et à Suzanne Son; la jeune actrice qui incarne Strawberry dans le film a été repérée par le réalisateur … dans le hall d’un cinéma à Hollywood.

Sean Baker, qui déteste tourner en studio, a opté pour la ville de Texas City comme décor naturel. Il a vu dans cette ville “un condensé de l’Amérique”. Un peu plus loin se trouvait le magasin “Donut Hole”, utilisé tel quel dans le film, son nom lui apparaissant telle une bénédiction. Ces lieux n’auraient peut-être pas suffit sans le talent du directeur de la photographie Drew Daniels, avec lequel ils ont opté pour Sugarland Express -premier long métrage de Spielberg datant de 1974- comme source d’inspiration principale. Drew Daniels a su rendre “la chaleur oppressante et le côté terreux d’un été texan.”

Bien que long, le film passe vite. L’esthétique des images, les dialogues ciselés et surtout la performance d’acteur de Simon Rex ont transformé cette réalisation en pépite. Présenté en compétition au Festival de Cannes et au Festival de Deauville, il a remporté lors de ce dernier le Prix du Jury et le Prix de la Critique. Un nouveau succès pour le réalisateur qui signe ici son septième long métrage après The Florida Project, multiprimé en 2017.

En salles le 2 février 2022 – Le Pacte – 2h08 – Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement

A Strasbourg, Marie se prostitue depuis 20 ans pour subvenir à ses besoins et surtout à ceux de son fils Adrien. Quand celui-ci a l’opportunité de rentrer dans une école de renom, Marie va avoir des besoins d’argent beaucoup plus conséquent et à courte échéance.

Le film était présenté au Festival du cinéma américain de Deauville dans la catégorie Fenêtre sur le cinéma français.

Cécile Ducrocq et Laure Calamy au #DeauvilleUS 2021 © Deauville, on t’aime !

S’il s’agit du premier long métrage de Cécile Ducrocq, la réalisatrice n’est pas une débutante. Scénariste notamment pour la série Le Bureau des légendes et Dix pour cent, elle a débuté la réalisation avec des courts métrages : Tout le monde dit je t’aime en 2010 qui est sélectionné dans une quarantaine de festivals. Suivi de Fille modèle en 2011) et La Contre-allée en 2014, présenté lors de la Semaine de la Critique à Cannes ainsi qu’au Festival de Sundance. Le personnage de Marie est justement né dans La Contre-allée, déjà interprété par Laure Calamy. La réalisatrice a expliqué : “J’avais encore des choses à dire, envie aussi de l’emmener ailleurs, de le sortir du périmètre où je l’avais enfermé. Je voulais lui donner du souffle, faire de cette femme une héroïne. Et, puis, j’avais envie de travailler de nouveau avec Laure. Avec cette image en tête : Laure dans un imperméable doré qui traverse la ville, prend sa voiture, cherche des clients, cherche de l’argent, cherche son fils.”

C’est chose faite avec ce passage au long-métrage. Et les deux femmes se sont bien trouvées : Cécile Ducrocq prouve ici son talent pour aborder un sujet déjà traité mainte fois, avec une mise en scène rythmée, sublimée par la photographie et les lumières de Noé Brach, et Laure Calamy emporte le film avec son interprétation naturelle, émouvante et époustouflante. Nissim Renard, qui interprète son fils, est également impressionnant et parvient à poser son empreinte face à l’énergie qui se dégage de l’actrice. Le spectateur traverse une foule d’émotions à leurs côtés.

Une femme du monde confirme si besoin en était le talent de Laure Calamy après son César pour Antoinette dans les Cévennes qui parvenait déjà à tenir un rôle face à un âne sans que jamais cela ne semble incongru, et met en lumière une jeune réalisatrice qui fait déjà carton plein avec son premier long-métrage.

Sortie en salles le 8 décembre 2021 – Tandem – 1h35

A bientôt trente ans, Julie vit à Oslo, en couple avec Aksel, dessinateur de BD à succès âgé de 45 ans. Jusqu’à ce qu’elle rencontre un inconnu lors d’une soirée…

Le réalisateur Joachim Trier signe ici une comédie romantique et dramatique qui soulève sans tabou les questions existentielles des jeunes de cette génération : choisir un travail et s’y tenir sans s’épanouir, ou se chercher et changer ; l’envie – ou non – d’avoir des enfants, la fidélité dans le couple… L’erreur serait de penser que parce qu’il s’agit d’un très beau portrait de femme, ces thèmes leur sont réservés. En effet le réalisateur a souhaité aborder des sujets qu’il a lui même expérimentés : « J’ai passé les 40 ans, j’ai vu mes amis vivre toutes sortes de relations de couple et j’ai ressenti le désir de parler d’amour, et de l’écart entre le fantasme de la vie que nous aurions rêvé de mener et la réalité de ce que sont nos vies. Le personnage de Julie a commencé à prendre forme : une jeune femme spontanée, qui croit qu’on peut changer de vie à sa guise et qui recherche ça, puis qui se retrouve un jour confrontée aux limites du temps et à celles de chacun y compris les siennes. Il n’y a pas un nombre infini d’opportunités dans une existence. » D’ailleurs il ne prétend pas avoir réalisé un exposé sur les femmes mais plutôt comment les relations amoureuses reflètent nos attentes existentielles. Dans notre culture occidentale, on a été élevés dans l’idée que l’amour et la carrière sont les endroits où s’épanouit une vie. Ça dépasse donc le genre », explique le réalisateur.

S’il montre tout sans filtre, au risque parfois de choquer, Joachim Trier aborde tous ces sujets avec finesse et pertinence. Né au Danemark, le réalisateur a grandi en Norvège et adore le cinéma français qui l’a beaucoup influencé ; ainsi lors de la présentation du film a-t-il précisé qu’il s’était notamment inspiré du célèbre “Un Homme et Une Femme” de Claude Lelouch.

Renate Reinsve lors de la présentation du film au Festival du cinéma américain de Deauville © Anne-Sophie Rivereau

Le choix de ses acteurs principaux lui a permis de porter cette réflexion à son paroxysme avec des interprétations bluffantes des deux acteurs principaux : Anders Danielsen Lie, également médecin dans la vie, et qui tenait déjà le rôle masculin principal dans un précédent long-métrage du réalisateur Oslo, 31 août, et Renate Reinsve, qui y jouait un petit rôle -une seule réplique- : “On va faire la fête !”. Et pourtant le réalisateur explique bien que depuis ce moment, il n ‘a cessé de suivre son évolution, principalement au théâtre faute de propositions au cinéma. Jusqu’à ce rôle qu’il écrit pour elle et qui vaudra à l’actrice un Prix d’interprétation Féminine au dernier Festival de Cannes. Malgré son jeune âge elle a su interpréter un personnage en proie à de nombreux conflits intérieurs « Julie porte en elle une forte mélancolie. Elle sabote ses relations amoureuses pour des raisons que je laisse à la libre appréciation du public, mais je pense que ce penchant autodestructeur est un aspect intéressant de sa personnalité. Julie est une « imperfectionniste ». Elle hésite entre tel ou tel homme comme dans toutes les comédies romantiques, mais au bout du compte, elle devrait surtout penser un peu à elle. » explique Joachim Trier.

Bien que je n’ai pas adhéré à certains éléments de rélaisation et que je mette un bémol sur la fin, ce film m’a émue aux larmes.

Avec ce grand rôle, Renate Reinsve est devenue dans son pays celle qui a été primé pour avoir interprété “The Worst Person in the World” (“la pire personne au monde”, titre original du film). Quelle ironie.

Le film sort en salles le 13 octobre 2021. 02h08

Après l’adaptation de la Délicatesse en 2011, les frères Stéphane et David Foenkinos ont cette fois choisi de s’atteler à la réalisation d’un film à sketches pour présenter les différentes formes que peut revêtir l’intimité d’un couple et les fantasmes qui s’y expriment. Vous y découvrirez peut-être les termes qui désignent certains d’entre eux, tels que la sorophilie, comprendre être attiré par la soeur de sa conjointe) ou l’hypophilie (trouver son plaisir dans l’abstinence).

Les réalisateurs se sont inspirés du format très utilisé par les réalisateurs italiens dans les années 1960, notamment Dino Risi, qui développaient un thème en plusieurs petits courts-métrages constituant un long-métrage.

Ici les saynètes sont inégales, l’humour parfois lourd, mais le casting sauve l’expérience : Karine Viard en maîtresse exhibitionniste, Denis Podalydès, Monica Bellucci, Carole Bouquet.

Sortie en salles le 18 août 2021

“Bad Education” est une comédie dramatique inspirée de faits réels. Frank Tas­sone (Hugh Jackman) et Pame­la Glu­ckin (Allison Janney) dirigent un éta­blis­se­ment sco­laire très pri­sé de Long Island, en passe de deve­nir le mieux côté de tous les États-Unis. Leur école génère ain­si des records d’ad­mis­sions et des recettes expo­nen­tielles. Quand une jeune lycéenne décide de s’intéresser à un projet de l’établissement comme sujet d’un article pour le journal de l’école, un scan­dale de détour­ne­ment de fonds éclate.

Après son premier long-métrage “Pur-sang” présenté au Festival de Sundance en 2017, le réalisateur Cory Finley s’est intéressé à cette histoire vraie sur le plus grand vol d’une école aux Etats-Unis. Cory Finley s’est accompagné dans cette aventure de Mike Makowsky qui a écrit le scénario. Ce dernier est un ancien élève du lycée Roslyn, dans lequel les faits se sont déroulés. Cela l’intéressait aussi de raconter cette histoire fascinante sur l’ambiguité d’un homme charmant et charismatique qui à la fois prenait la peine de rencontrer et connaître chaque étudiant de son établissement, et qui s’est battu pour offrir un programme d’une telle qualité que le lycée est devenu l’un des meilleurs du pays, et s’est en même temps livré à de tels agissements.

Malgré un bon casting avec Hugh Jackman et Allison Janney (C.J. dans “A la maison blanche”) et une histoire intéressante, la réalisation ne parvient pas vraiment à nous emporter. A hésiter entre le documentaire et la comédie, et à vouloir faire passer subtilement le message sur la culpabilité du héros, le spectateur reste sur sa fin.

1h48 – Disponible dpeuis le 13 septembre sur #OCS

Quelle a été l’issue dans la réalité ?

Franck Tassone a été reconnu coupable du vol de 2,2 millions de dollars et condamné à une peine de 4 à 12 ans de prison. Pamela Gluckin a reconnu avoir détourné 4,3 millions de dollars, elle a témoigné contre Tassone et a été condamné à une peine de 3 à 9 ans. 11 millions de dollars ont été détournés en tout, c’est le plus grand vol subi par une école aux Etats-Unis. Ce scandale a été couvert par le New York Times Newsday et les journaux de la région. mais celui qui avait révélé l’affaire était le journal des lycéens de Roslyn. A cause d’un vide judiciaire dans le système des retraites de l’Etat de New-York, Frank Tassone perçoit toujours 173 495,04 dollars par an.

Danielle est en ter­mi­nale et entre­tient une rela­tion sexuelle tari­fée avec Max, un homme marié. Elle doit rejoindre à contrecœur ses parents afin de par­tici­per à une Shi­va, rituel juif accom­pli après la mort d’un proche. À son arri­vée, son atti­tude désin­volte, sa maigreur, son célibat et son dés­in­té­rêt pour les études supé­rieures lui valent des remarques déso­bli­geantes de la part de cer­tains membres de la famille et amis. Mais la journée ne va pas aller en s’arrangeant quand Max fait son appa­ri­tion avec sa femme et leur bébé pleur­ni­cheur.

Il s’agit du premier film écrit et réalisé par Emma Seligman, qui a souhaité évoquer la pression que la communauté fait peser sur les jeunes filles juives. Lors de ses études de cinéma à l’université de New-York la jeune femme avait réalisé un court-métrage de fin d’études intitulé Shiva Baby, qu’elle a choisi de développer ici en long métrage.

Le premier quart d’heure est une farandole d’humour, notamment entre Danielle (Rachel Sennott) et sa mère (Polly Draper). Les situations cocasses se succèdent, l’héoïne est harcelée de questions sur son avenir, tous les sujets sont abordés et chacun semnle autorisé à exprimer son avis. La tension monte, à l’instar de son “ras-le-bol”. Le bruit devient omniprésent, notamment avec le bébé de son amant/client. Les visages se déforment, deviennent grossiers, l’air lui manque. Et si le spectateur saisit parfaitement le sentiment d’oppression qui l’assaille, la cacophonie et les images finissent par devenir insupportables.

Le sujet est par ailleurs intéressant et universel, car si la pression semble très forte dans la communauté juive, le dictat social demeure encore trop présent pour les jeunes femmes de nos jours.

Le fait que le film soit à l’origine un court-métrage se ressent peut-être trop, comme s’il avait été étiré en longueur. La réalisatrice n’avait peut-être juste pas encore la maturité et l’expérience de réalisation nécessaires pour le développer dès à présent en long-métrage. Mais ce premier film est plein de promesses.


Shi­va Baby LLC – 1h17

L’équipe du film à la première au #Deauville2020 © Deauville, on t’aime!

Alexandre (Denis Podalydès), chô­meur déclas­sé, a deux mois pour prou­ver à sa femme (Vanessa Paradis) partie en mission dans un sous-marin qu’il peut s’oc­cu­per de ses deux jeunes enfants, retrouver un travail et être auto­nome finan­ciè­re­ment. Pro­blème : The Box, la start-up très friend­ly qui veut l’embaucher à l’es­sai a pour dogme : « Pas d’en­fant ! », et Séve­rine (Sandrine Kiberlain) sa future supé­rieure, est une « tueuse » au carac­tère autoritaire et impulsif. Pour obte­nir ce poste, Alexandre va donc men­tir… La ren­contre avec Arcim­bol­do (Bruno Podalydès), qui multiplie les petits bou­lots sur applis, lui permettra-t-elle de relever tous ces défis ?

Bruno Poladylès signe ici une comédie à pleurer de rire sur l’uberisation de notre société, moquant les utilisations d’acronymes et de jargon franco-anglais dans les entreprises. Le film est particulièrement d’actualité et fera écho pour beaucoup à des situations vécus pendant les confinements notamment ces fameuses visio-conférences qui se sont multipliées, parfois dans des conditions rocambolesques pour certains, notamment ceux avec enfants à gérer en simultané.

Le film aborde aussi le thème des apparences : la femme d’affaires impitoyable qui cache un secret, la start up qui se prétend une entreprise cool et qui pourtant impose tout autant voire plus de règles à ses employés que les autres sociétés.

Seul petit bémol : la fin qui perd le rythme avec les deux dernières scènes inutiles. Cela n’empêche pas de se régaler de l’humour et de l’interprétation de tous les acteurs notamment parmi lesquelles celle du magicien Yann Frisch, totalement désopilant.

UGC Dis­tri­bu­tion – 1h32 –

Trois his­toires qui évoquent l’amour, la fidélité et l’amitié. Il y a d’abord Two for Din­ner dans laquelle un couple marié qui vit tem­po­rai­re­ment loin l’un de l’autre tente de maintenir une relation proche et romantique avec FaceTime. Dans Sai­ling Les­son un vieux couple tente de raviver la flamme mais se retrouve dans une situa­tion inat­ten­due. Late Lunch dans laquelle une jeune femme qui vient de perdre sa mère invite à déjeu­ner les amies de la défunte afin d’évoquer son sou­ve­nir. Des révé­la­tions vont écla­ter au grand jour.

Cette comédie dramatique d’Eleanor Coppola (l’épouse du réalisateur Francis Ford Coppola) était sa seconde réalisation, à l’âge de 84 ans, ce qui constitue un record car elle a été la femme la plus âgée à réaliser son premier film : Paris can Wait disponible sur Netflix.

Le beau casting d’acteurs (Joanne Whalley, Chris Messina, Rosanna Arquette) ne suffit pas à sauver ce film. Le premier tableau est touchant quand l’on pense que cela a été pensé par une femme qui n’est absolument pas de la génération du numérique. Le dernier tableau s’étend lui en longueurs, avec une alternance entre platitudes et bons sentiments le tout complété par de ridicules clichés sur la France.

Même dans une comédie américaine, la mièvrerie et les références à la France sont à manier avec précaution, sous peine de tomber dans le ridicule. L’écueil n’a malheureusement pas été éviter.

Bon­jour Anne – 1h31