En 2019 arrivait sur Netflix une série norvégienne de dix épisodes, qui se déroule au moment de Noël. Si nous sommes désormais habitués aux films de Noël qui fleurissent sur les chaînes de télévision et les plateformes dès début novembre, une série offre un format alternatif et réconfortant. Avec l’espoir de retrouver plus tard les personnages auxquels nous nous sommes attachés. C’est ce qui s’est passé avec Home for Christmas, qui, dévoilée en 2019, a proposé dès le 18 décembre 2020 une saison 2.

La série réalisée par Per-Olav Sørensen et Anna Gutto suit les péripéties d’une infirmière norvégienne, trentenaire et célibataire, à laquelle sa famille demande qui l’accompagnera pour le repas de Noël. Il ne lui reste donc que quelques jours pour rencontrer quelqu’un, et tous les moyens seront bons : speed-dating, sites de rencontres…

Vous vous attacherez sûrement très vite à la séduisante actrice Ida Elise Broch qui interprète l’héroïne, entourée d’un casting non moins sympathique : Arthur Hakalahti, Hege Schøyen, ou encore le sexy Felix Sandman.

L’autre atout de la série est aussi son atmosphère : si nous avons certes l’habitude de voir des films de Noël tournés sur des plateaux où règne la fausse neige et où les héros ne portent pas d’écharpe par -10°, cette série norvégienne nous propose des rues enneigées, des personnages portant bonnets écharpes et doudounes, et une vraie ambiance de Noël traditionnel.

Je vous recommande également de la regarder en version originale, car la langue fait partie du charme et du dépaysemment qu’offre Home for Christmas.

La saison 2 est encore plus prenante et touchante que la première, mais est malheureusement plus courte, ne comptant que 6 épisodes. Il ne reste plus qu’à espérer une saison 3 en 2021, pour pouvoir retrouver ces personnages qui deviennent au fil du temps des amis.

 

Love Life est une série romantique de la plateforme HBO Max, disponible depuis le mois de juillet 2020 sur OCS. Chaque saison suit la vie amoureuse d’un protagoniste. La première porte sur celle de Darby Carter, jeune New-Yorkaise interprétée par Anna Kendrick. Darby travaille dans un musée, vit en colocation avec sa meilleure amie Sarah (Zoë Chao) et son petit-ami Jim. Ils ressemblent au couple parfait tandis que Darby a une vie amoureuse plus compliquée. Dans le pilote elle rencontre Augie. Serait-il enfin la réponse à ses attentes ?

Chaque épisode se concentre sur sa relation avec un personnage en particulier, généralement un petit-ami mais parfois aussi une autre personne de sa vie, notamment sa meilleure amie. Chaque épisode et chaque personnage a un impact sur sa vie, chacun à sa façon, et la fera grandir et évoluer.

Car si sa recherche amoureuse semble guider sa vie, est-ce vraiment ce que Darby recherche ? Ou sa quête est-elle plus profonde que cela ?

Ce qui n’aurait pu être qu’une énième comédie romantique sur une héroïne attachante vivant à New-York est en fait une excellente série très intelligente. Outre la bonne structure de chaque épisode de trente minutes, et un casting attachant, la richesse de “Love Life” tient surtout à l’évolution du personnage qui est montrée au fil de la saison, appuyée par une voix off présente juste ce qu’il faut, qui analyse les ressentis de l’héroïne avec une étonnante pertinence et une grande finesse psychologique.

J’irais jusqu’à dire que cette série peut agir comme une sorte de révélateur sur certains points, ce qui est d’autant plus rare à une époque où nous avons tendance à surconsommer des programmes comme des paquets de bonbons, plus comme un acte compulsif que comme un moment qui pourrait nous apporter quelque chose d’autre que de passer le temps.

La série est produite par Paul Feig à qui l’on doit notamment “Mes Meilleurs Amies” et “L’Ombre d’Emily”, dans lequel joue également Anna Kendrick qui co-produit la série. Face au succès lors de la diffusion, la série a été renouvelée pour une seconde saison.

#AnnaKendrick # OCS #HBO #LoveLife

Emily Walters (Diane Keaton), veuve américaine, vit dans une résidence cossue de Hampstead, quartier huppé au nord de Londres. Elle peine à s’occuper de ses papiers et à joindre les deux bouts depuis que son mari décédé semble lui avoir laissé plus de dettes que d’économies. Perchée dans son grenier, elle aperçoit un jour un homme, (interprété par Brendan Gleeson) qui semble vivre dans le parc. La cabane dans laquelle il vit depuis des années est menacée par des promoteurs immobiliers. Emily, jusque là désoeuvrée et menée par ses voisines et “amies”, aurait-elle trouvé sa nouvelle cause ?

Le réalisateur Joel Hopkins avait gagné en 2001 au Festival du Cinéma Américain de Deauville le prix du Public de la Ville de Deauville pour “Mariage et conséquences” premier succès suivi ensuite par “Duo d’escrocs” et “Last chance for love”.

Il signe une jolie et bucolique carte postale de Hampstead, à l’instar de ce que “Coup de foudre à Notting Hill” de Richard Curtis avait fait pour ce quartier coloré. L’histoire en elle-même est digne d’une comédie romantique dans tout ce que cela comporte de douceur et d’invraisemblance.

L’histoire de Donald est elle en revanche basée sur des faits réels : Harry Hallowes, né en Irlande, vivait effectivement dans le parc, sans eau ni électricité. Si cette histoire dans l’histoire vous intéresse, je vous recommande la lecture de cet article. Car la réalité dépasse souvent la fiction.

https://www.theguardian.com/uk-news/2017/jun/10/hampstead-hermit-harry-hallowes-mystery-diane-keaton-brendan-gleeson

Quatrième de couverture

A une semaine de leur mariage, Simon annonce à Lena qu’il est tombé raide dingue d’une autre. Pour couronner le tout, Lena est virée après une énorme bourde et se retrouve sans rien, obligée de camper chez son frère…

La jeune femme aimerait reprendre sa vie en main, mais rien ne se passe comme prévu. Elle qui espérait entrer dans une agence de relations publiques se retrouve à aider Otto, un vieux libraire bougon.

Lena n’est pas du genre à faire tourner la tête des hommes. Pourtant, ils sont plusieurs à papillonner autour d’elle et à lui vouloir du bien… En apparence, du moins.

Il s’agit du premier roman de l’auteure allemande Petra Hülsmann qui signe ici une comédie romantique très plaisante. Lena est une sorte de Bridget Jones allemande. Quand sa vie tourne soudain au cauchemar, elle doit reprendre les choses en main, et choisi de se fixer des objectifs à atteindre, tant sur le plan professionnel que sentimental. Alors qu’elle rêve d’entrer dans une agence de communication, l’héroïne va être engagée par le vieux libraire ronchon Otto dans une librairie poussiéreuse.

Si la couverture et le titre du roman peuvent faire craindre une lecture mièvre voire niaise, ne vous y fiez pas. Le style n’a rien à envier à ceux de Helen Fielding ou Lauren Weisberger. On suit les péripéties de Léna au long de ces 420 pages sans jamais subir de longueur et, même si l’on voit parfois où cela va nous mener, nous y allons toujours avec plaisir.

Si vous aimez celui-ci, le second roman de l’auteure “Un Petit Grain de Sable” a depuis été publiée aux éditions l’Archipel (22 Euros).

8,95€ – Editions Archi Poche – 420 pages

Perdrix est la première réalisation de Erwan Le Duc, une comédie romantique qui surprend, loin des sentiers battus du genre.

Pierre Perdrix (incarné par Swann Arlaud) est gardien de la paix dans les Vosges. Il mène une existence très -très- calme avec sa mère (Fanny Ardant), animatrice d’une émission de radio nocturne, son frère (Nicolas Maury) professeur et passionné par l’étude des lombrics, et sa nièce, qui cherche par tous les moyens à intégrer un pensionnat loin de cette famille originale.

La vie de Pierre va se trouver bouleversée par l’arrivée de la très fantasque Juliette Webb (Maud Wyler) dans sa gendarmerie, suite au vol de sa voiture par une nudiste membre d’un groupe révolutionnaire. La jeune femme a également perdu dans ce vol des dizaines de carnets, journaux intimes qu’elle tient depuis sa plus tendre enfance.

Il y a une inspiration de Wes Anderson dans cette comédie qui frôle souvent avec l’absurde. Juliette, aussi extravertie que Pierre est introverti, va le réveiller, le surprendre puis le séduire par sa vie et son énergie communicatives. On assiste à la naissance de cet amour dans un mélange de scènes improbables.

Que l’on adhère ou pas, on ne peut qu’admirer le style singulier du réalisateur/chroniqueur sportif et le jeu des acteurs, emportés dans cette mise en scène sans répit.

Le film était présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, et dans la section Panorama du Festival du Film Romantique de Cabourg.

© Anne-Sophie Rivereau

Quatrième de couverture :

Assistante juridique à Londres, Flora McKenzie était loin d’imaginer qu’on lui confierait un jour une mission à Mure, la petit île écossaise de son enfance. Une île qu’elle a quittée brutalement après la mort de sa mère, quelques années plus tôt.

De retour dans la ferme familiale Flora réapprend peu à peu à cohabiter avec son père et ses trois frères. Elle redécouvre aussi toute la beauté de mure, avec sa côte sauvage et sa longue plage de sable blanc.

Un matin, Flora trouve par hasard le vieux carnet de cuisine de sa mère. De tourtes en gâteaux,  la jeune femme s’en donne à coeur joie, sans réaliser un seul instant que ces merveilleuses recettes sont sur le point de changer sa vie…

 

C’est en Ecosse que nous fait voyager Jenny Colgan dans cette nouvelle série.  On retrouve de nouveaux les éléments récurrents de ses romans :  une jeune femme, célibataire, qui abandonne tout pour refaire sa vie dans un lieu difficile d’accès et préservé, se consacre à la cuisine, rencontre un bel inconnu et est également toujours accompagnée d’un animal de compagnie plus ou moins sauvage.

Le style de l’auteure a évolué au gré de ses publications, et je trouve que dans ce dernier roman, les intrigues sont plus travaillées et les descriptions ont gagné en richesse. Ainsi la scène de Flora dansant en costume nous emporte-t-elle totalement.

Une fois commencé vous ne lâcherez plus ce roman, une bouffée d’air écossais ravigorant, un vrai régal.

Jenny Colgan vit en Ecosse. Elle a déjà écrit de nombreuses comédies romantiques et de délicieuses recettes. Vous pouvez découvrir également la série La Petite Boulangerie du bout du monde et leur suite dont Une Saison à la Petite Boulangerie, ainsi que Rendez-vous au Cupcake café.

459 pages – Editions Prisma – 19,95€


Maggie (Greta Gerwig), universitaire, trentenaire célibataire, se sent prête à avoir un enfant. A défaut de compagnon, elle trouve un donneur pour une insémination artificielle. Le jour où celle-ci doit avoir lieu, elle fait la rencontre de John (Ethan Hawke), écrivain mal dans son mariage avec l’angoissée Georgette (Julianne Moore).

Rebecca  Miller a choisi des acteurs expérimentés et sobres pour interpréter cette comédie tout en finesse sur les relations de couple. Loin des films habituels sur le sujet, la réalisatrice des “Vies privées de Pippa Lee” évite les scènes convenues pour nous proposer une nouvelle vision des choses, plus subtile et plus réfléchie. Plus proche de Woody Allen que de Bridget Jones.

A découvrir

Ce titre pourrait être celui d’une mauvaise comédie américaine à l’humour potache. Ne vous fiez pas à cette mauvaise traduction du titre original What if.

Il s’agit en effet d’une très jolie bluette, délicate et servie par des acteurs au jeu très juste et tout en finesse.

Wallace (Daniel Radcliffe) rencontre lors d’une soirée avec son colocataire (Adam Driver, remarqué dans Girls) Chantry -Zoe Karan -petite fille d’Elia Kazan, présente au Festival de Deauville avec Paul Dano en 2013 pour Elle s’appelle Ruby. S’il en tombe instantanément amoureux, cette dernière vit quant à elle depuis 5 ans avec un homme. Elle propose donc à Wallace de devenir amis. Pourra-t-il s’y tenir ?

© Anne-Sophie Rivereau

© Anne-Sophie Rivereau

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