Cinquième film projeté dans le cadre de la compétition, Uncertain Terms s’apparente pourtant davantage à un documentaire. On suit ainsi une relation naissante entre un jeune homme marié -qui travaille dans une maison où sont hébergées des filles-mères-, et l’une d’entre elles.

A l’instar du film Party Girl qui était projeté cette année à Cannes, ce film relate en fait la vie de la mère du réalisateur, elle-même fille-mère et qui a fondé par la suite ce type de solution d’accueil. Elle tient ici son propre rôle, ainsi que le réalisateur. Ce dernier s’est cependant octroyé le rôle de fils indigne: il “joue toujours une version dévaluée de lui-même, tel qu’à pu le faire Fassbender”.

Documentaire ou film, l’émotion ne transparaît pas. Cette observation est certes dénuée de tout jugement de valeur. Mais comment expliquer que, alors même que des relations se nouent et se dénouent et que des drames surviennent, le spectateur reste insensible au sort de ces personnages?

Saar Klein -réalisateur de Things people do également en compétition- expliquait hier qu’être réalisateur consistait notamment à faire des choix, tels par exemple que le personnage sur lequel se concentrer. Peut être Nathan Silver n’y est-il pas parvenu…

Projection "Uncertain terms" en présence de son réalisation Nathan Silver

Projection “Uncertain terms” en présence de son réalisation Nathan Silver © Anne-Sophie Rivereau