Cette réalisation de Bénédict Andrews est le récit d’une histoire méconnue, d’une autre facette de l’actrice Jean Seberg (interprétée par Krstien Stewart): elle d’une activiste en faveur des droits civiques des Noirs américains. Repérée par le Gouvernement, elle subira les pressions exercés par le FBI, la poussant à bout. En 1970, alors qu’elle est enceinte de sept mois d’un homme rencontré au Mexique, et en plein divorce avec Romain Gary (Yvan Attal), elle ira jusqu’à la tentative de suicide, perdant son enfant.

Kristen Stewart, présente au Festival du Cinéma Américain de Deauville pour recevoir un Deauville Talent Award, s’est exprimée sur son rôle dans ce film, expliquant qu’elle “trouvait ça dingue qu’on ne connaisse pas cette histoire” et apprécie le fait que Jean Seberg “était impliquée dans le mouvement mais n’en était pas le visage”. L’actrice interprète avec finesse et élégance ce rôle. La relation avec son mari Romain Gary est ici très peu abordée, ne faisait pas l’objet du film. Yvan Attal y a ainsi un tout petit rôle, se retrouvant selon ses propres mots “comme un jeune acteur”. Il l’a accepté pour l’expérience de travailler à l’étranger mais n’était pas ici la star. Cette fragilité était selon lui “toujours intéressante à retrouver”.

Le réalisateur nous permet de découvrir cette partie totalement méconnue de l’histoire de l’actrice décédée dans des conditions mystérieuses à quarante ans. Le producteur de cinéma Alain Mamou-Mani a lui aussi déclaré “c’est impossible qu’il s’agisse d’un suicide”. Il s’exprime à la lumière des recherches effectuées pour le roman qu’il a coécrit avec Antoine Lassaigne et qui vient de paraître “Kill Jean” aux éditions Balzac, dans le quel des personnages de fiction développent la théorie de l’assassinant de l’actrice. A ce jour, le mystère demeure.

Le film était présenté hors compétition à la Mostra de Venise et en avant-première lors de la soirée hommage à Kristen Stewart.

Kristen Stewart et Yvan Attal le soir de la projection en avant-première au Festival