Cette série belge et néerlandaise réalisée par Nico Moolenarr est unique en son genre. Non par le thème mais par son traitement. Et elle vaut définitivement le détour.

Inspirée de fais réels, la première saison se déroule dans le Limbourg, une province belge devenue une plaque tournante du trafic d’ecstasy. Pour tenter de démanteler un trafic, deux agents : Bob (l’acteur belge Tom Waes) et Kim (l’actrice néelandaise Anna Drijver), vont infiltrer le camping dans lequel réside l’un des plus gros dealers : Ferry Bouman (Frank Lammers). Cette histoire est inspirée de l’arrestation de Janus van W, un grand baron de la drogue aux Pays-Bas et qui vivait dans un chalet à Lommel en Belgique. Il a été arrêté par deux agents sous couverture. Pour ses activités criminelles, l’homme a été condamné à 14 ans de prison.

“Undercover” est la preuve que pour faire de bonnes réalisations, séries ou films, le budget n’est pas un élément indispensable. Avec un scénario bien ficelé, du suspens, de l’action, des cliffhangers nombreux, une bonne dose d’humour belge, qui fait son effet grâce aussi à l’interprétation des acteurs, la série se révèle redoutablement addictive. Les personnages mêmes les plus “barrés” parviennent par moment à devenir attachants. Enfin, la série ne se concentre pas uniquement sur la partie thriller puisque la vie personnelle des personnages influe sur chacun.

Elle était d’ailleurs nommée au tout premier festival Canneséries en 2018. Diffusée plus d’un an plus tard sur Canal+, elle a ensuite rejoint le catalogue Netflix, sur lquelle vous pourrez également regarder … la saison 2 !

Car oui il y a une saison deux, différente mais tout aussi efficace, qui se déroule cette fois chez des frères belges qui se livrent à un traffic d’armes.

La série est toujours en cours et l’on peut donc espérer une troisième saison, même si pour le moment rien n’est confirmé.

Source : https://ayther.fr/

Ce 9 février, vous pourrez profiter d’une sortie cinéma … à la télévision avec Canal+ qui diffuse en prime time “THE NEST”, long-métrage qui a remporté trois prix au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Dans les années 1980, Rory (Jude Law), un ancien courtier Londonien installé aux Etats-Unis, convainc son épouse américaine Allison (Carrie Coon) et leurs deux enfants de quitter le confort d’une banlieue cossue des Etats-Unis pour s’installer dans son Angleterre natale. Persuadé d’y faire fortune, Rory loue un vieux manoir en pleine campagne où sa femme pourra continuer à monter à cheval. Mais les affaires ne se développent pas comme espéré, et l’équilibre familial se fissure.

“The Nest” est le second long-métrage de Sean Durkin, après « Martha Marcy May Marlene » qui lui a permis en 2011 de remporter le Prix du meilleur réalisateur au Festival de Sundance. Le réalisateur est également connu comme producteur pour « Afterschool » d’Antonio Campos, « Two Gates of Sleep » d’Alistair Banks Griffin (2010) et « James White » de Josh Mond (2015), tous présentés en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Et c’est dans l’édition très spéciale de 2020 de ce même Festival que “The Nest” a remporté le Grand Prix, le Prix de la Révélation et le Prix de la Critique. Un hold-up donc, qui est pourtant surprenant.

Tout à la fois critique de l’ambition sociale, de la recherche absolue d’ascension et de la destruction progressive d’une vie familiale, le réalisateur a aussi instillé une part de fantastique. Mais une petite part seulement et c’est bien là le problème. Cette grande demeure vide et parfois étrange aurait été un terrain de jeux propice à ce genre qui n’est finalement pas du tout développé. Ainsi à force d’hésiter entre plusieurs genres : drame, thriller et fantastique, le spectateur se perd et reste totalement sur sa faim. Ce qui est d’autant plus dommage avec un tel casting, tout particulièrement Carrie Coon qui montre dans ce premier grand rôle au cinéma toute l’étendue de son talent.

Un riche homme d’affaires, Victor Genovés (Luis Tosar), propriétaire d’un grand groupe de médias, se trouve soumis à un chantage par un groupe se faisant appelé “les Spadassins de Midas“, “Los Favoritos de Midas” en espagnol, titre original de la série. Le chantage apparaît sous la forme de lettres charmantes lui expliquant très simplement que s’il n’accepte pas de payer 50 millions, des personnes qui lui sont totalement étrangères mourront régulièrement. En parallèle, une journaliste (Marta Belmonte) travaillant pour un média publie un article sur un scandale financier.

La série espagnole a été écrite et réalisée par Mateo Gil, réalisateur du film “Blackthorn” et lauréat du Goya du meilleur scénario original pour “Agora”. Elle a été co-réalisée par Miguel Barros qui avait travaillé avec Mateo Gil sur “Blackthorn”. Il s’agit d’une adaptation d’une nouvelle de Jack London dont le titre original est The Minions of Midas. Le roi Midas était « un roi maudit qui transformait tout ce qu’il touchait en or. »

D’abord publiée dans les Pearson’s magazine en 1901, le récit sera ensuite repris dans le recueil Moon-Face and Other Stories en septembre 1906. L’auteur y critique l’avidité capitaliste. L’autre particularité est que la masse inconnue du groupe exerçant le chantage se montre dépourvue de sentiments et d’empathie, tandis que les riches capitalistes sont eux en proie à un sentiment de culpabilité et font preuve de sensibilité, alors que dans les écrits sur ce thème c’est généralement l’inverse qui est décrit.

Le récit est transposé à Madrid à notre époque. L’adaptation est relativement fidèle reprenant les lettres adressées au personnage principal et qui jalonnaient déjà le récit initial. Cette critique de la société constitue un bon thriller, porté par l’excellent acteur Luis Tosar qui incarne le personnage principal. Outre de nombreuses interprétations dans des productions espagnoles, notamment en 2003 dans “Ne Dis Rien” qui lui vaudra le Goya du Meilleur Rôle Masculin, Luis Tosar a également brillé dans des productions internationales : en chef de cartel face aux côtés de Colin Farrell et Jamie Foxx dans “Miami Vice – Deux flics à Miami” de Michael Mann en 2006 ou dans “The Limits of Control” de Jim Jarmusch. Plus récemment, en 2010, il a remporté un grand succès pour sa performance dans “Cellule 211”.

Il est entouré de deux bons seconds rôles Marta Bemonte et Wille Toledo.

**Attention SPOILER en dessous :

Si la fin pourra vous laisser sur … votre faim, sachez que l’absence de révélation concernant les auteurs du chantage est conforme au récit dont la série est adaptée. Néanmoins si cela peut passer dans un récit écrit il est vrai que dans une série nous avons maintenant l’habitude que tout nous soit montré et expliqué. Ce qui manque peut-être de précision en revanche est l’absence de réaction du héros à la mort de la journaliste dont il était a priori amoureux.

Disponible sur Netflix depuis le vendredi 13 novembre 2020

*Source : Editions Libertalia

Le jeune Daniel (Cress Williams), fils d’un Marine, perd sa sœur aînée victime d’un assassinat. Quinze ans plus tard, le jeune homme est garagiste et espère suivre les traces de son père. Il fait la connaissance de Cassie, lycéenne douée et pétillante en dernière année. Une relation amoureuse va naître entre eux, mais l’ombre des drames passés plane au-dessus d’eux.

Ce drame est la quatrième réalisation du scénariste et réalisateur Kerem Sanga, qui avait été récompensé en 2016 au Festival de Sundance pour son long-métrage First Girl I Loved.

L’intrigue débute bien et serait plutôt intéressante, d’autant qu’elle est bien interprétée. Néanmoins l’un des éléments principaux est deviné très vite, et les ficelles deviennent trop grosses, perdant en crédibilité à la fin.


1h47

Emma vit à New York. Brillante oenologue, cette célibataire de trente-deux ans cherche l’homme de sa vie. Matthew lui vit à Boston, est veuf, et père d’une petite fille dont il s’occupe seul dans sa jolie maison typique.

Ils vont se rencontrer grâce à un e-mail et organiser un rendez-vous à Manhattan. S’ils y vont bien le même jour à la même heure, et dans le même restaurant, ils ne se croiseront pas.

L’un d’eux ment-il ?

Outre la distance physique, un décalage temporel les sépare comme vous l’aurez sans doute compris. Les lecteurs qui ont vu le film “Entre deux rives” avec Keanu Reeves et Sandra Bullock le comprendront encore plus rapidement. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, sinon il n’y aurait pas plus de cinq cent pages dans ce roman. En effet, l’histoire tourne rapidement au thriller, habillement mené comme toujours avec Musso. L’écrivain a l’art de vous menez par le bout du nez jusqu’à ce que vous finissiez son roman !

Si je n’ai pas lu tous ses romans, je peux en revanche affirmer sans hésitation que parmi ceux que j’ai lus, “Demain” m’a semblé au dessus de la mêlée. Outre une histoire à priori invraisemblable et qui finit par sembler totalement réaliste, l’auteur décrit aussi avec sensibilité et intelligence les personnalités et les sentiments de ses personnages. Si Matthew fait face au deuil et à la difficulté de laisser entrer une nouvelle femme dans sa vie, Emma est dépressive et lutte contre un sentiment de solitude permanent et étouffant : “Emma était hantée par la solitude et l’insécurité affective . Chaque soir, elle se sentait un peu plus anéantie par la perspective de rentrer chez elle sans avoir personne à retrouver (…) Depuis l’adolescence, elle guettait, elle attendait cet homme qui serait capable de la comprendre. Mais il n’était pas venu. Et la certitude qu’il ne viendrait plus la minait”.

Editions Pocket – 544 pages

C.B. Strike est une série télévisée britannique basée sur les romans policiers de J.K. Rowling mais écrits sous le pseudonyme de Robert Galbraith. La série a débutée en 2017 et se compose de trois parties correspondant aux différents ouvrages de l’auteur : The Cuckoos’s Calling, The Silkworm et Career of Evil.

A travers ces sept épisodes nous suivons Cormoran Strike, vétéran de l’armée devenu détective privé à Londres, et évoluant dans un petit bureau contigu à son appartement. Il sera aidé dans ses enquêtes de Robin Ellacott, interprétée par Holliday Grainger (Bel-Ami, the Borgias, Cendrillon).

Le duo avec l’acteur Tom Burke (Les Mousquetaires, Guerre et Paix, Rochester) fonctionne très bien, et l’acteur principal incarne parfaitement le héros de la fameuse auteure de la saga Harry Potter.

Le second tome -et la seconde partie de la série- The Silkworm est moins passionnante et la réalisation, moins plaisante.

C.B. Strike n’en reste pas moins une excellente adaptation et l’on prend plaisir à suivre cette série, dont on attend avec impatience la suite.

Disponible sur OCS

Alistair Griffin Banks en conférence de presse

Le second long métrage de Alistair Griffin Banks, “The Wolf Hour” était projeté en compétition au 45ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Le réalisateur y avait déjà présenté en 2010 “Two Gates of Sleep”.

Il revient cette année avec un thriller psychologique à huis clos, dont l’héroïne est interprétée par Naomi Watts, également productrice du film. L’actrice livre ici une grande performance, portant entièrement le film. Elle y incarne June E. Leigh, ancienne romancière à succès qui vit recluse dans son appartement du Bronx. Alors que cette période de juillet 1977 est agitée par des émeutes et un tueur en série qui sévit, June est elle harcelée par un mystérieux individu. Inspiré par les personnages féminins forts, le réalisateur souhaitait se concentrer sur l’évolution d’un personnage qui avait autrefois une voix qui portait, qui avait le pouvoir de véhiculer des messages au monde, et qui se le voit soudain retirer.

Dans la moiteur d’un été new-yorkais, l’héroïne se trouve obligée de lutter entre ses démons intérieurs qui la confinent dans cet espace, jusque là son “sanctuaire” , et le harcèlement qui l’obligera à se confronter à sa plus grande peur. Pour se faire, sa créativité aura un rôle salvateur.

Le réalisateur a expliqué qu’ayant lui-même longtemps vécu dans un minuscule appartement de Chinatown, dépourvu de sonnette ou de téléphone, il a expérimenté cette isolement et claustrophobie. Ce projet est d’ailleurs entièrement le sien, pour lequel il n’a toujours envisagé que Naomi Watts. Si l’actrice n’était dans un premier temps pas disponible, ils ont par chance fini par se trouver. Après de longs échanges très personnels chez l’actrice, ils se sont lancés dans cette création. Tous d’abord à huis clos à l’instar de la protagoniste, puis ensuite avec le reste de l’équipe. A tel point que l’arrivée des autres personnages/acteurs dans ce petit décor d’appartement où ils ne travaillaient au début qu’à deux, a été vécu comme une intrusion par la réalisateur et l’actrice.

Si le jeu de Naomi Watts fait monter l’angoisse chez le spectateur du début à la fin, le réalisateur -qui précise s’être notamment inspiré de Polanski , Antonioni ou encore Bergman – a également joué sur des techniques spécifiques, comme par exemple la scène dans laquelle Jude se dirige vers la porte, qui ne comprend aucun contrechamp.

La musique, présente mais de façon subtile, joue également une grande,part dans le travail du réalisateur et qui contribue à l’angoisse qui se dégage. Le réalisateur a expliqué qu’il travaille depuis ses premiers court-métrages de lycée avec les mêmes amis devenus collaborateurs. “Ils ont la même compréhension et leur collaboration est intuitive” a précisé Alistair Banks Griffin.

Si le projet a été soutenu par le Sundance Film Institute, le budget du film était restreint. Et le fait que Naomi Watts soit toute à la fois l’actrice principale mais aussi la productrice, lui a permis de se rendre compte des contraintes matérielles et a suscité chez elle un investissement d’autant plus grand, souhaitant faire de son mieux dans les délai restreints impartis.

Le résultat à la hauteur des bons films du genre.

Ne vous fiez pas au titre: la série britannique Bodyguard n’a aucun lien avec le film éponyme, mais a bien battu des records d’audience au Royaume-Uni en 2018.

David Budd, ancien soldat souffrant d’un syndrome post-traumatique, déjoue un attentat alors qu’il prenait le train avec ses enfants. Spécialiste de la protection pour le Metropolitan Police Service de Londres, il se voit assigné à celle de Julia Montague (Keeley Hawes), secrétaire d’Etat de l’Intérieur. Leurs convictions les opposent.

Le succès de la série tient certainement à plusieurs éléments. Elle mêle différents genres, à l’instar de Homeland : politique, espionnage, thriller. La réalisation est rythmée, efficace, allant crescendo au fur et à mesure des épisodes. Si les premiers ne séduisent pas forcément (scènes de sexe sans grand intérêt), l’intrigue se met finalement en place à partir du quatrième. Le suspens devient haletant, et la tension : palpable. La réalisation est servie par un excellent casting : Richard Madden, le célèbre Robb Stark de Game of Thrones, à l’accent écossais rugueux, la classy Keely Hawes ainsi que Gina McKee.

Saison 1 disponible sur Netflix

Bande annonce

Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les agences de renseignement et de sécurité intérieure israéliennes échafaudent une mission secrète afin de capturer le tristement célèbre Adolph Eichmann. Déclaré mort lors du chaos qui a suivi la chute de l’Allemagne nazie, il vit et travaille désormais sous une nouvelle identité dans la banlieue de Buenos Aires en Argentine avec sa femme et ses enfants.

Réalisé par Chris Weitz et interprété par Chris Isaac, Sir Ben Kingsley et Mélanie Laurent, ce biopic est trop lent, sauvé par le jeu de Sir Ben Kingsley -très bien grimé- et Chris Isaac.

Le film ne sortira que sur Netflix (le 3 octobre)

 

 

Richie (Tye Sheridan), dix-huit ans, a eu une enfance difficile, balloté d’une famille d’accueil à l’autre. A 18 ans, il cherche à mener une vie droite, ne restant jamais sans travail, cherchant un logement. Dans son nouveau quartier, il fait la rencontre de Swim (Caleb Landry Jones), un jeune marginal abusant de l’alcool et de drogues et qui va tenter de l’attirer dans une sombre spirale. Quand leur propriétaire est retrouvée morte assassinée, Richie est suspecté du cambriolage et du meurtre. Swim le fait alors chanter, affirmant que Richie est coupable. Déambulant dans les rues, cherchant que faire, il vient en aide à une jeune femme (Imogen Poots) qui semble elle aussi vivre des moments difficiles.

Tye Sheridan © Deauville, on t’aime !

Le réalisateur A.J. Edwards était déjà venu présenté un long métrage au Festival de Deauville en 2014, “The Better Angels”. Il a travaillé de nombreuses années comme monteur pour Terrence Malick, comme plusieurs autres réalisateurs que nous avons le plaisir de découvrir lors de ce Festival. On pense notamment à Saar Klein, qui avait présenté en compétition “Things People Do“.

AJ Edwards © Deauville, on t’aime !

Tye Sheridan et A.J. Edwards se sont rencontrés alors que l’acteur n’avait que dix ans; c’était lors du tournage de “The Tree of Life”. L’influence du grand maître se ressent sur la façon de filmer, mais également sur les sensations que le réalisateur tentent de rendre palpables par l’image : la chaleur d’un rayon de soleil, le vent,tout ce que les personnages peuvent physiquement ressentir notamment dans les environnements vastes et déserts. Une partie du tournage a ainsi eu lieu dans un désert du Texas, très photogénique. La photographie est très importante, influence encore des collaborations entre le réalisateur et Terrence Malick. Et pourtant il a choisi de confier cette partie à un Directeur de la photo, qui a lui a notamment suggéré le changement de format (passage du 4:3 au 16:9 au cours du film. On peut rapprocher ce changement à l’évolution de perspectives du personnage, pour qui l’avenir semble de prime abord assez sombre jusqu’à sa rencontre avec la jeune femme, porteuse d’espoir.

L’histoire est elle inspirée de Crimes et Châtiments de Dostoïevski et est également une nouvelle adaptation du film  “Une place au Soleil”. Si l’on pourrait trouver qu’il est ici question de déterminisme, le réalisateur s’en défend. Si le cadre parental et familial est bien sûr extrêmement important pour l’évolution des jeunes gens, les mauvaises influences et décisions peuvent selon lui toujours être évitées.

Les effets de style que se veulent être les scènes de fête n’apportent à mon sens pas grand chose et sont trop répétitives; elles auraient pu être raccourcies pour éviter des longueurs.

Ce drame est porteur de beaux messages de pardon et d’espoir.et les acteurs principaux rendent brillamment toutes les subtilités des sentiments qui les traversent.