La nouvelle œuvre du réalisateur Terrence Malick se déroule en Autriche pendant la Seconde Guerre mondiale. Franz Jägerstätter, un paysan vivant dans un petit village de montagne refuse de prêter allégeance à Hitler. Accusé de trahison, il sera finalement fait prisonnier, laissant seules sa femme (suberbement interprétée par Valerie Pachner) et leurs trois filles, livrées à elles-mêmes dans une vie rude et un village où tous les habitants leur tournent le dos.

Le film qui dure 2h53 est divisé en deux parties : la première pleine de beauté et d’innocence dans ces pâturages autrichiens, mettant en valeur le travail de travail de la terre et la beauté de la nature, thèmes chers au réalisateur. Appelé une première fois au front, Frantz revient mais demeure hanté par ce qu’il a pu y voir. Rappelé une seconde fois, il ne peut se résoudre au silence. C’est le début de la seconde partie du film, dans laquelle son univers physique ne se résumera plus qu’à une cellule de prison, aux humiliations et privations.

Les amateurs de l’œuvre de Terrence Malick seront enchantés de cette nouvelle réalisation qui renoue avec les plus belles, telles que les “Moissons du ciel” ou “La Ligne Rouge”. La beauté des images portent à nouveau une véritable histoire et ne sont plus seulement un effet esthétique comme dans “The Tree of Life” ou “Knight of Cups”.

Ce nouveau film a d’autant plus de poids qu’il est inspiré de faits réels. Le personnage principal, interprété magistralement par August Diehl, a réellement existé. Le film met à l’honneur cet homme -magistralement interprète par August Diehl- qui se sacrifie au nom de la liberté.

“Une Vie Cachée” raconte l’histoire de ces héros de l’ombre qui se sont battus pour et avec leurs idées, ne renonçant pas à leurs valeurs, même menacés d’une peine capitale.

Le film était en compétition au Festival de Cannes où il a finalement été récompense des prix Oecuménique et François Chalais.

Il a également été projeté en avant-première au Festival du Cinéma Américain de Deauville en présence de l’actrice principale, très émue à l’issue de la projectiin par la réaction du public.

© Deauville, on t’aime!

Sortie en salle le 11 décembre 2019

Rick (Christian Bale), auteur de comédies résidant sur la Côte Ouest des Etats-Unis, envisage après un tremblement de terre d’opérer des changements dans sa vie.

Il est toujours difficile de résumer un film de Terrence Malick en une phrase, dans la mesure où il repose pour majeure partie dans la poésie et les sensations véhiculées entre autres par la photographie.

Knight of Cups m’a semblé moins abstrait que le précédent, “A la merveille“.

On suit le héros au rythme de ses rencontres, son père, son frère (Wes Bentley découvert dans American Beauty), et les femmes de sa vie incarnées par Cate Blanchett, Nathalie Portman, Freida Pinto…

Un certain nombre de spectateurs a quitté la salle avant la fin, mais Malick a un style que l’on révéré ou déteste.

 

En salles le 25 novembre 2015

Le Festival a retrouvé de nombreux habitués: les réalisateurs Mike Cahill (Another Earth en 2011, I Origins), Abel Ferrara (4:44 – Last day on earth en 2011, Pasolini), Ira Sachs (Forty shades of blue en 2005, Love is strange), Tate Taylon (La Couleur des Sentiments en 2011, Get on up!).

Le festival a également assisté au grand retour de Don Johnson au cinéma, présent ici dans deux films : Cold in July -film en compétition- et Alex of Venice présenté en avant-première.

Nous avons retrouvé avec un immense plaisir l’acteur Wes Bentley (American Beauty) dans le rôle principal de Things people do, Prix du 40ème Festival du Cinéma Américain, ainsi que dans un rôle secondaire dans un autre film en compétition: The better angels.

La jeune Noah Silver (interprète de la fille de Brody dans Homeland) poursuit ici sa carrière cinématographique en interprétant le rôle féminin principal dans le film en compétition Jamie Marks is dead.

Côte réalisateurs, on a découvert avec un immense bonheur le premier film de deux collaborateurs de Terrence Malick: Saar Klein et A.J. Edawards. Saar Klein, réalisateur du primé Things people do, a réussi le tour de force de réaliser un premier film magnifique, révélant certes une influence de Terrence Malick, mais doté aussi d’une richesse esthétique propre à cet ancien monteur, plus fois nommés aux Oscars.

Le festival est en effet souvent le révélateur de jeunes réalisateurs talentueux, qui étaient parfois connus jusque là pour leurs talents… d’acteurs. On avait ainsi pu rencontrer Famke Janssen (Nip Tuck, X-Men…) venue présenter en compétition Yelling to the sky en 2011, ou encore David Schwimmer (Ross dans Friends) pour Secret la même année.

Cette année, c’était au tour de Chris Messina (Damages, The Newsroom, Vicky Christina Barcelona) dont le premier long métrage Alex of Venice était présenté en avant-première. Ce film drôle et sensible marque des débuts extrêmement prometteurs.

Jessica Chastain, à laquelle un Prix du Nouveau Hollywood était remis en 2011, avait cette année là préféré limiter sa visite européenne à la Mostra de Venise; Ryan Gosling, qui devait se voir décerner le même prix avait quant à lui choisi préféré Disneyland en compagnie de sa nouvelle compagne depuis un mois, Eva Mendes, plutôt que de venir à Deauville.

Cette année, Jessica Chastain est bien venue. Elle a reçu un hommage et une cabine à son nom a été inaugurée. Lumineuse et accessible, elle n’a pas hésité à signer des centaines d’autographes, répondant en même temps aux gens qui la félicitaient pour son film.

 

On peut prendre conscience également de l’importance que revêt un tel festival pour des réalisateurs Américains hors de leur pays d’origine: une tribune où ils peuvent s’exprimer librement. Ainsi, le soir de son hommage John McTiernan s’est livré à une critique froide et implacable du système judiciaire et électoral américain. Suivi (hasard ou coïncidence) par le réalisateur de Camp X-Ray, Peter Sattler, qui a définit son film comme “apolitique“. Son film relate néanmoins relate la relation qui se noue entre une militaire américaine et un prisonnier au sein de Guantanamo.

 

Lors de la cérémonie de clôture, Vincent Lindon a évoqué, ému aux larmes, la performance d’actrice de Sandrine Kiberlain dans le film Elle l’adore, Prix Michel d’Ornano projeté le matin même et accueilli par une standing ovation avant même le générique de fin: “Il paraît même qu’elle a une petite fille [la fille qu’ils ont eue ensemble, ndlr], et elle doit être très fière de sa maman“.

Claude Lelouch a quant à lui déclaré que “les plus belles années étant celles qui étaient à venir, il espérait être là pour le 50ème anniversaire du Festival“.

C’est tout le bien qu’on lui souhaite.

 

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Le film projeté ce matin en compétition est le deuxième de la sélection à être empreint du style de Terrence Malick. A la différence qu’il a produit celui-ci.

The Better Angels, qui raconte l’enfance d’Abraham Lincoln, est le premier film de A.J. Edwards, monteur de Le Nouveau Monde, et réalisateur et monteur sur The Tree of Life. Tourné en noir et blanc, seule la deuxième moitié du film relate réellement l’enfance qui a façonné Lincoln. On découvre notamment son père, Jason Clarke, qui semble parfaitement incarné les hommes de cette époque, tout à la fois durs, bourrus mais aimants; mais également sa belle-mère, son “ange” comme il l’appelait lui-même, interprétée ici par Diane Kruger.

On retrouve ici le style contemplatif de Terrence Malick, et une photographie qui vous rappellera tour à tour Le Nouveau Monde et A la merveille.

Egalement dans le film, Wes Bentley (acteur principal de Things people do, l’autre film réalisé par un collaborateur de Terrence Malick et présenté en compétition cette année), et Brit Marling, découverte à Deauville dans Another Earth.

On regrette aujourd’hui qu’aucun membre de l’équipe du film n’ait été présent .

Jason Clarke présent en 2011 au Festival pour "Trust"

Jason Clarke présent en 2011 au Festival pour “Trust” © Anne-Sophie Rivereau