C.B. Strike est une série télévisée britannique basée sur les romans policiers de J.K. Rowling mais écrits sous le pseudonyme de Robert Galbraith. La série a débutée en 2017 et se compose de trois parties correspondant aux différents ouvrages de l’auteur : The Cuckoos’s Calling, The Silkworm et Career of Evil.

A travers ces sept épisodes nous suivons Cormoran Strike, vétéran de l’armée devenu détective privé à Londres, et évoluant dans un petit bureau contigu à son appartement. Il sera aidé dans ses enquêtes de Robin Ellacott, interprétée par Holliday Grainger (Bel-Ami, the Borgias, Cendrillon).

Le duo avec l’acteur Tom Burke (Les Mousquetaires, Guerre et Paix, Rochester) fonctionne très bien, et l’acteur principal incarne parfaitement le héros de la fameuse auteure de la saga Harry Potter.

Le second tome -et la seconde partie de la série- The Silkworm est moins passionnante et la réalisation, moins plaisante.

C.B. Strike n’en reste pas moins une excellente adaptation et l’on prend plaisir à suivre cette série, dont on attend avec impatience la suite.

Disponible sur OCS

La nouvelle série débarquée en début d’année sur la plateforme avait l’avantage d’être un peu novatrice quant à son thème. Crée par l’ancienne patineuse Samantha Stratton, Spinning Out dévoilait les coulisses du patinage artistique de haut niveau.

Kat Baker (incarnée par Kaya Scodelario) a subi un grave accident lors d’une compétition de patinage. Traumatisée depuis ce moment, elle pensait abandonner sa passion, jusqu’au jour où un entraîneur la repère et lui propose de patiner en couple avec Justin, jeune fils à papa aussi talentueux que séducteur.

Kat lutte en parallèle avec des troubles mentaux hérités de sa mère (interprétée par January Jones).

Cette série avait l’avantage de changer de décor et de thème et l’interprétation et la réalisation étaient tout à fait correctes. Elle a malgré tout été annulée à l’issue de la première saison et ne sera pas reconduite. En même temps, en voyant le dernier épisode, on se dit que son sort était probablement déjà réglé.

Un détective Japonais (Takehiro Hira) est envoyé à Londres pour retrouvé son frère (Yosuke Kubozuka), principal suspect du meurtre du neveu d’un des chef yakuza de Tokyo.

Arrivé sur place, il se fera aidé d’un prostitué anglo-japonais (Will Sharpe) et d’une policière en proie à de nombreuses difficultés personnelles et professionnelles (Kelly Macdonald).

Cette réalisation britannico-japonaise de Joe Barton se déroule dans les deux pays. Ce polar intrigue par son esthétique, son originalité, qui prend le temps d’entrer dans la psyché des personnages. La mélancolie y est autant mise en avant que la violence qui emporte parfois ces êtres égarés entre devoir et sentiments. Les scènes d’action valent largement celles de grands films, et les quelques effets de style intégrés trouvent totalement leur place dans cette création.

Une réalisation aussi ambitieuse et fine ne serait pas possible sans de brillants acteurs. Après son rôle dans la série Boardwalk Empire” nous avions pu redécouvrir Kelly Macdonald dans le film “Puzzle” qui avait été présenté en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Cette série mérite vraiment d’être vue.

Ne vous fiez pas au titre: la série britannique Bodyguard n’a aucun lien avec le film éponyme, mais a bien battu des records d’audience au Royaume-Uni en 2018.

David Budd, ancien soldat souffrant d’un syndrome post-traumatique, déjoue un attentat alors qu’il prenait le train avec ses enfants. Spécialiste de la protection pour le Metropolitan Police Service de Londres, il se voit assigné à celle de Julia Montague (Keeley Hawes), secrétaire d’Etat de l’Intérieur. Leurs convictions les opposent.

Le succès de la série tient certainement à plusieurs éléments. Elle mêle différents genres, à l’instar de Homeland : politique, espionnage, thriller. La réalisation est rythmée, efficace, allant crescendo au fur et à mesure des épisodes. Si les premiers ne séduisent pas forcément (scènes de sexe sans intérêt), l’intrigue se met finalement en place à partir du quatrième. Le suspens devient haletant, la tension, palpable. La réalisation est servie par un excellent casting : Richard Madden, le célèbre Robb Stark de Game of Thrones, à l’accent écossais rugueux, la classy Keely Hawes ainsi que Gina McKee.

Saison 1 disponible sur Netflix

Bande annonce

 

“Collatéral” est mini série anglaise de quatre épisodes qui suit pendant 4 jours l’enquêtrice Kip Glaspie (Carey Milligan) sur le meurtre d’un jeune livreur de pizzas à Londres. Les pistes se brouillent entre drogue, terrorisme, trafic d’êtres humains, et mène le spectateur par le bout du nez.

Pas de longueurs et un bon casting au service d’une réalisation efficace.

Une bonne série comme les Anglais savent le faire


Marty Byrde (Jason Bateman) est conseiller financier à Chicago. Un jour, tout bascule : il découvre tout d’abord que sa femme (incarnée par Laura Linney) le trompe; quelques heures plus tard, l’un de ses gros clients, baron de la drogue mexicain pour lequel il blanchissait de l’argent, lui demande de rembourser l’argent qui a disparu de la caisse. Seule solution à ses yeux : partir sans une région perdue, les Ozarks, au bord d’un lac dans le Missouri, où il devra finir de blanchir l’argent très rapidement pour sauver sa peau.

Mais la région n’est pas aussi calme qu’il y parait : il se retrouve en prise avec une famille marginale dirigée par une jeune fille (Julia Garner) , qui cherche à lui soutirer une partie de l’argent.

Il est également étroitement surveiller par un agent du FBI.

La série est brillamment réalisée par Jason Bateman lui-même, qui campe son personnage avec beaucoup de subtilité dans son jeu. L’intrigue se déroule et se tricote petit à petit, dans une spirale infernale qui parvient à sembler crédible. Le tout dans l’atmosphère naturellement lourde du Missouri.

A voir

Saison 1 sur Netflix, saison 2 est en cours de réalisation

Sarah semble fuir un homme qui a tenté de la tuer. Est-ce seulement pour cela qu’elle vient s’installer à Fatale Station, toute petite bourgade du Québec qui ne semble abriter qu’un hôtel-bar-restaurant et une boucherie ? Les hommes semblent y tenir un rôle secondaire, loin derrière Jean O’Gallagher crainte de tous et qui régente la vie communautaire, la serveuse du restaurant qui se prostitue, la coiffeuse dont le mari malade est en prison. L’arrivée de Sarah va perturber cet ordonnancement. Que veut-elle vraiment ?

Cette série canadienne qui se veut un western moderne traine malheureusement trop en longueurs, au delà du simple choix esthétique. On peine à comprendre ce qui se trame, et la chute n’apporte finalement pas de grande révélation.

Déçue.

Madeline, Jane et Céleste  (interprétées respectivement par Reese Witherspoon, Nicole Kidman et Sheilene Woodley), sont trois mères de famille au profil différent qui vont se lier d’amitié. Les apparences sont souvent trompeuses, et derrière les maisons de rêve donnant sur la plage de Monterey, ville côtière en Californie, la réalité de leur vie personnelle est souvent bien différente de ce qu’elle semble-t-être.  La comédie va virer au drame quand un homme meurt le soir de la fête de l’école.

David E. Kelley, auteur d’ “Ally McBeal”, propose ici une série tout à la fois comédie, drame et thriller, réalisée par Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Wild) avec un esthétisme hypnotique. Il s’agit de l’adaptation d’un best-seller australien de Liane Moriarty.

Les actrices Nicole Kidman et Reese Witherspoon sont coproductrices, accompagnées dans leur interprétation par Laura Dern, Shailene Woodley et Zoë Kravitz.

Shailene Woodley à #Deauville2018

Nicole Kidman dont le talent semble enfin être reconnu au delà de sa beauté, a reçu le Golden Globe du Meilleur Second rôle pour son interprétation de Céleste Wright, avocate prise dans une relation malsaine avec son époux interprété par Alexandre Skarsgard, récompensé du prix du meilleur second rôle masculin aux Golden Globes, tout comme Laura Dern pour son second rôle féminin en executive woman control freak (ici à Deauville où elle recevait un hommage pour sa carrière).

La série a aussi obtenu le prix de meilleur minisérie.

Laura Dern lors du Festival du Cinéma Américain de Deauville

Réalisée par Scott Frank, cette mini-série disponible sur Netlfix est produite par Steven Soderbergh.

Servie par un beau casting, elle renouvelle un peu le genre du western. Dans a veine des séries “Deadwood” ou “Hell on Wheels”, la différence se fait sur la population : la série se déroule dans la petite ville du Nouveau Mexique de La Belle, ville minière où, suite à un coup de grisou, 83 hommes ont été tués, décimant ainsi la population. Ne demeurent que le sherif qui perd la vue, son jeune adjoint, l’épicier et barman du saloon. Mais cela est sans compter toutes les femmes, veuves ou ex-prostituées désormais désœuvrées. L’une d’elle est d’ailleurs devenue l’institutrice, tandis que la sœur du shérif a revêtu définitivement des habits d’homme.

S’ils ont trouvé un semblant d’équilibre, il va être mis en péril par l’arrivée d’un homme en cavale , Roy Goode (Jack O’Connell), qui fuit depuis qu’il a dérobé un butin à son ancien associé / gourou / père de substitution, le terrifiant Frank Griffin (Jeff Daniels), toujours accompagné de sa horde de 30 hommes sans foi ni loi. Roy sera accueilli et caché par une veuve bien indépendante, incarnée par Michelle Dockery, excellente dans ce rôle aux antipodes de celui de Lady Mary dans “Downtown Abbey”.

La série a toutes les composantes que l’on peut attendre de ce genre, avec une photographie très léchée et une vision novatrice du western, qui met les femmes au premier plan.

La fin peut laisser la porte ouverte à une seconde saison, espérons donc que la série poursuive son chemin !

 

Après une vingtaine d’années passées dans le couloir de la mort pour le viol et le meurtre de sa petite amie au lycée, Daniel Holden est libéré sur la base de nouvelles analyses ADN semant le doute sur sa culpabilité.

Il se retrouve dans un mode qu’il ne (re)connaît pas: le téléphone portable, internet, de nouveaux jeux vidéos ont fait leur apparition, sa famille a changé…

Rectify suit ce personnage qui va devoir se réaclimater aux autres et aux choses, à une liberté retrouve alors que la majorité des habitants de sa ville natale restent persuadeś de sa culpabilité.

Une série réfléchie et délicate doublée d’une intrigue policière et servie par d’excellents acteurs, parmi lesquels Abigail Spencer vue dans Suits.