Les femmes commencent à être nombreuses dans l’espace. Après Sandra Bullock dans Gravity et Eva Green plus récemment dans Proxima, c’est au tour d’Hilary Swank d’explorer cette zone à l’occasion de la première expédition sur Mars, dans une série Netflix.

Plus qu’aux prouesses technologiques, la série s’intéresse surtout à la psychologie des personnages. Celle de l’héroïne Emma Green interprétée par l’oscarisée Hilary Swank, crédible en commandant de bord mais qui doit gérer sa son sentiment de culpabilité de laisser derrière elle sa fille adolescente, interprétée par Talitha Bateman, et son mari victime d’une attaque, Josh Charles (vu dans The Good Wife).

Si le film Proxima d’Alice Winocour était majoritairement axé sur le cheminement des personnages avant le départ, Away se déroule en grande majorité dans l’espace. Et les autres personnages qui entourent le commandant ont également tous leurs faiblesses et leurs secrets, dévoilés au fil des épisodes qui font chacun le focus sur l’un d’entre eux : un vétéran russe (Mark Ivanir) qui doute des compétences du commandant, une scientifique chinoise (Vivian Wu), un pilote indien (Ray Panthaki) et un jeune plein de foi (Ato Essandoh, vu en policier dans Elementary). Si l’aspect psychologique fait la richesse de la série, certains épisodes souffrent de grandes longueurs, qui donneraient parfois envie de passer à l’épisode suivant.

Néanmoins l’interprétation de tous les acteurs, excellant chacun dans leur rôle, ainsi que la réussite des effets spéciaux méritent de s’intéresser à cette série. Malheureusement si elle était prévu par ses créateurs Andrew Hinderaker (“Penny Dreadful”) et Jason Katims (“Friday Night Lives”) pour durer, elle ne connaitra pas de saison 2, qui devait se dérouler sur Mars. La série, numéro un du top Netlfix plusieurs jours de suite, a été annulée, probablement à cause du budget.

Le jeune Daniel (Cress Williams), fils d’un Marine, perd sa sœur aînée victime d’un assassinat. Quinze ans plus tard, le jeune homme est garagiste et espère suivre les traces de son père. Il fait la connaissance de Cassie, lycéenne douée et pétillante en dernière année. Une relation amoureuse va naître entre eux, mais l’ombre des drames passés plane au-dessus d’eux.

Ce drame est la quatrième réalisation du scénariste et réalisateur Kerem Sanga, qui avait été récompensé en 2016 au Festival de Sundance pour son long-métrage First Girl I Loved.

L’intrigue débute bien et serait plutôt intéressante, d’autant qu’elle est bien interprétée. Néanmoins l’un des éléments principaux est deviné très vite, et les ficelles deviennent trop grosses, perdant en crédibilité à la fin.


1h47

Trois his­toires qui évoquent l’amour, la fidélité et l’amitié. Il y a d’abord Two for Din­ner dans laquelle un couple marié qui vit tem­po­rai­re­ment loin l’un de l’autre tente de maintenir une relation proche et romantique avec FaceTime. Dans Sai­ling Les­son un vieux couple tente de raviver la flamme mais se retrouve dans une situa­tion inat­ten­due. Late Lunch dans laquelle une jeune femme qui vient de perdre sa mère invite à déjeu­ner les amies de la défunte afin d’évoquer son sou­ve­nir. Des révé­la­tions vont écla­ter au grand jour.

Cette comédie dramatique d’Eleanor Coppola (l’épouse du réalisateur Francis Ford Coppola) était sa seconde réalisation, à l’âge de 84 ans, ce qui constitue un record car elle a été la femme la plus âgée à réaliser son premier film : Paris can Wait disponible sur Netflix.

Le beau casting d’acteurs (Joanne Whalley, Chris Messina, Rosanna Arquette) ne suffit pas à sauver ce film. Le premier tableau est touchant quand l’on pense que cela a été pensé par une femme qui n’est absolument pas de la génération du numérique. Le dernier tableau s’étend lui en longueurs, avec une alternance entre platitudes et bons sentiments le tout complété par de ridicules clichés sur la France.

Même dans une comédie américaine, la mièvrerie et les références à la France sont à manier avec précaution, sous peine de tomber dans le ridicule. L’écueil n’a malheureusement pas été éviter.

Bon­jour Anne – 1h31

Présenté dans la compétition longs métrages du Festival du Film Romantique de Cabourg, ce film n’était peut être pas le mieux réalisé, ni le plus beau esthétiquement, mais il se passait définitivement quelque chose pendant sa projection.

Bloqués dans un hôtel de Vilnius en Lituanie par le nuage de cendres du volcan islandais, une architecte française (Marie-Josée Croze) et un DJ finlandais (Mikko Nousiainen) vont se charmer, se frôler, se tenir compagnie et s’agacer pendant deux nuits.

La magie opère, l’alchimie et une attirance palpable entre les deux personnages nous tiennent en émoi jusqu’à la fin proposée par le réalisateur.

 

Marie-Josée Croze © Anne-Sophie Rivereau

 

Réalisé par Eric Besnard, le film met en scène Louise (Virginie Efira), jeune veuve et maman de deux enfants qui tente de sauver l’exploitation arboricole de son mari. Elle va faire la rencontre de Pierre (Benjamin Lavernhe, de la Comédie française), au comportement assez singulier.

Le syndrome d’Asperger est ici abordé d’une façon sensible et intelligente, sous l’angle des émotions ressenties par les personnes atteintes. Un soin tout particulier a ainsi été apporté à la photographie et au travail de la lumière, qui agissent comme autant de révélateurs de l’hypersensibilité qui caractérise cette forme d’autisme.

La finesse de la réalisation est servie par l’excellente interprétation de Benjamin Lavernhe.

Sortie le 23 décembre 2015.