Quatrième de couverture

A une semaine de leur mariage, Simon annonce à Lena qu’il est tombé raide dingue d’une autre. Pour couronner le tout, Lena est virée après une énorme bourde et se retrouve sans rien, obligée de camper chez son frère…

La jeune femme aimerait reprendre sa vie en main, mais rien ne se passe comme prévu. Elle qui espérait entrer dans une agence de relations publiques se retrouve à aider Otto, un vieux libraire bougon.

Lena n’est pas du genre à faire tourner la tête des hommes. Pourtant, ils sont plusieurs à papillonner autour d’elle et à lui vouloir du bien… En apparence, du moins.

Il s’agit du premier roman de l’auteure allemande Petra Hülsmann qui signe ici une comédie romantique très plaisante. Lena est une sorte de Bridget Jones allemande. Quand sa vie tourne soudain au cauchemar, elle doit reprendre les choses en main, et choisi de se fixer des objectifs à atteindre, tant sur le plan professionnel que sentimental. Alors qu’elle rêve d’entrer dans une agence de communication, l’héroïne va être engagée par le vieux libraire ronchon Otto dans une librairie poussiéreuse.

Si la couverture et le titre du roman peuvent faire craindre une lecture mièvre voire niaise, ne vous y fiez pas. Le style n’a rien à envier à ceux de Helen Fielding ou Lauren Weisberger. On suit les péripéties de Léna au long de ces 420 pages sans jamais subir de longueur et, même si l’on voit parfois où cela va nous mener, nous y allons toujours avec plaisir.

Si vous aimez celui-ci, le second roman de l’auteure “Un Petit Grain de Sable” a depuis été publiée aux éditions l’Archipel (22 Euros).

8,95€ – Editions Archi Poche – 420 pages

Quatrième de couverture :

Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.

Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.

Dès la première rencontre, Adèle voit claire dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre le parcours d’une femme confrontée toute sa vie à une équation impossible entre le génie, l’amour et la folie.

L’auteure alterne les points de vue dans son récit :  un chapitre consacré à Anna et ses échanges avec Adèle Gödel est suivi d’un chapitre sur le couple Gödel à l’époque. Cette construction n’entrave aucunement la lecture, l’auteure parvenant à maintenir la fluidité en liant toujours les différents échanges.

Outre son style, il faut également saluer le travail de vulgarisation  réalisé par Yannick Grannec pour parvenir à expliquer aussi “simplement” que possible des théoriques mathématiques. Cette époque était en effet florissante : Turing, Morgenstern, mais aussi et surtout Albert Einstein, ami du héros.

Le récit nous fait ainsi voyager du Vienne des années 1930 dans lequel un jeune étudiant en mathématiques rencontre dans un cabaret une danseuse plus âgée que lui, à Princeton, où ils évolueront auprès des autres grands théoriciens de l’époque, en plein maccarthysme : écoute, espionnage, un contexte qui contribuera en partie à achever Gödel qui souffrait déjà de troubles mentaux. Atteint de nombreux TOC et d’anorexie, son épouse a dédié sa vie à le faire survivre, 50 ans passés ensemble où elle le soutint sans limite, assurant l’intendance et faisant une croix sur la maternité.

L’auteur Yannick Grannec a reçu le Prix des libraires 2013 pour La Déesse des petites victoires qui était son premier roman, un récit tout aussi brillant que passionnant.

451 pages – Editions Anne Carrière – 22€

 

 

Quatrième de couverture:

Bonne nouvelle: l’homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il franche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poète. Vous l’aurez deviné : il est québécois.

Tout un programme que ce petit roman. Une jeune femme rencontre un bel étranger à Paris, à l’accent for prononcé: un québécois. Malheureusement, il repart le lendemain dans son pays natal. Sous le charme, elle surmonte sa phobie de l’avion et pars le rejoindre pour une semaine chez une lui,dans une cabane isolée au Canada. Là elle va être confrontée à un langage parfois difficile à décoder, mais aussi au jeune fils et à l’ex de ce grand québécois artiste.

Une romance moderne, drôle et exotique. J’ai néanmoins été déçue par la fin. Elle est certes moderne et probablement réaliste mais m’a semblé un peu abrupte. Le roman reste malgré tout très “rafraichissant”.

158 pages – j’ai lu – 6,90€

Quatrième de couverture

Mai 1897. Le Tout-Paris se presse à la lus mondaine des ventes de charité. La charismatique duchesse d’Alençon, petite soeur de Sissi, a pris deux jeunes femmes sous sa protection en dépit du qu’en-dira-t-on. Scellant le destin de ces trois héroïnes, l’incendie du bazar de la Charité bouscule ce monde cruel et raffiné et plonge Paris dans le deuil. Mais il permet aussi des amours et des rapprochements imprévus, des solidarités nouvelles, de libertés inespérées. car naître à soi-même demande parfois d’en passer par le feu.

Premières pages du roman : la galerie de personnage se met en place, le décor est campé. Puis l’on est entrainé et porté par la plume de l’auteure qui rappelle les plus beaux romans du XIXème. Gaëlle Nohant a su se glisser dans la peau tant des auteurs de l’époque pour le style, mais aussi dans celle de ses personnages. Relations entre classes sociales, bourgeoisie, aristocratie, et les moins fortunés également.

Un très beau roman que contrairement au bandeau sur le livre je ne comparerais pas à “Downtown Abbey” mais plutôt Au Bonheur des Dames ou aux romans de Balzac.

Une réussite.

Prix du livre France Bleu Page des libraires 2015

545 pages – le Livre de Poche – 8,60€

Deuxième opus de l’un de mes auteurs de “feel good books” préféré, Jenny Colgan: la suite des aventures de Polly, installée sur une presqu’île et travaillant dans sa petite boulangerie, accompagnée de son fidèle macareux Neil et de son amoureux américain, Huckle, avec lequel elle vit désormais dans le phare.

Les choses vont cependant s’assombrir pour notre héroïne, quand la boulangerie va changer de propriétaire…

Un peu plus sombre que le premier roman car les difficultés sont ici plus nombreuses, mais l’auteure parvient à se renouveler, avec de nouveaux personnages et des idées ingénieuses. A glisser dans son sac, à poser sur sa table de nuit, à lire.. 🙂

483 pages – Pocket – 8,20€

Après Le sourire des femmes Nicolas Barreau nous promène de nouveau dans Paris sur les pas de Rosalie qui vient de faire l’acquisition d’une petite librairie rue du Dragon en plein coeur de Saint Germain des Prés. Elle peint notamment les voeux de ses clients sur des cartes postales. Jusqu’au jour où un auteur de livres pour enfants, Max Marchais lui propose d’illustrer son nouveau livre, Le Tigre Bleu.

Un développement semble-t-il idéal de ses talents, jusqu’à ce qu’un professeur américain vienne clamer la proportion intellectuel du dit album.

Le début d’une enquête bien menée. L’auteur a ici approfondie son écriture pour un résultat plus léché que son précédent roman. Le point commun est le plaisir à tourner les pages et à suivre les péripéties des protagonistes dans un Paris si bien rendu.

344 pages – Livre de poche – 7,30€

 

Après Le Cercle Littéraire des Amateurs d’Epluchures de Patates, Annie Barrows nous plonge de nouveau dans un univers attachant.

Layla Beck, fille d’un sénateur qui souhaite la voir épouser un bon parti, sera poussée hors du nid quand elle refusera ce prétendant.

A elle de trouver un travail de subvenir à ses besoins car son père ne souhaitera plus l’entretenir après cela.

Engagé par une organisation gouvernementale qui commandite la rédaction de livres sur divers sujets, elle partira à l’aube de la seconde Guerre mondiale à Macedonia, petite ville perdue qui a pour principale particularité d’abriter la manufactures des Inusables Américaines, ancienne propriété de la famille Romeyn.

L’une des filles de cette famille sera la nouvelle logeuse de notre jeune héritière. Cette dernière y fera également la rencontre de ses frères et de ses nièces.

Dommage que le roman soit si long à démarrer, l’auteure s’attardant trop si les parties historiques du fameux projet de l’héroïne, nous éloignant du coeur de l’histoire.

Le livre n’en demeure pas moins agréable à lire, avec une galerie de portraits riche et diversifiée qui avait déjà fait son succès dans son précédent roman.

657 pages -10 18 – 9,10€

 

Mama Borthwich Cheney, femme au foyer dans le Chicago du début du XXème sicle, quitte mari et enfants pour un homme lui aussi marié: l’architecte Frank Lloyd Wright. Cette décision va choquer l’Amérique pudibonde de l’époque. Leurs déplacements en Italie, en Allemagne, en France seront suivis, observés, commentés sans cesse dans la presse. Leurs enfants et ex-conjoints interrogés. Mais leur passion commune surpasse leur culpabilité. Pourtant cette histoire connaîtra une issue tragique que personne n’aurait pu prévoir.

Nancy Horan signe ici une magnifique biographie romancée du très grand architecte Frank Lloyd Wright mais également un portrait de femme qui eut le courage de vivre sa passion et de s’émanciper.

539 pages –  Editions Buchet Chastel – 25€

 

Alors que Londres est sous les bombes, Miss Fielding tente de préserver un calme relatif dans sa demeure familiale de l’Hertfordshire: Sunglades. Jamais mariée, elle y vit aux côtés de son frère, éternel célibataire, ainsi de sa cousine. Cette période troublée l’obligera à héberger autant de personnes que sa maison le lui permet. Un ancien amour de son frère, le fils de cette dernière, une jolie voisine, une réfugiée baïramienne… Tous vont devoir cohabiter au fil des saisons, dans un quotidien rythmé par les black out.

Si ce roman est merveilleusement écrit, rappelant le style de Jane Austen, ce qui est saisissant est d’apprendre que ce livre a été édité pour la première fois en… 1944 ! Il s’agit en effet d’une réédition. Et pourtant, quelle modernité dans le style. Rien ne peut laisser penser que ces lignes ont près d’un siècle.

A découvrir !

554 pages – Editions Héloïse d’Ormesson – 24€

Quand sa vie personnelle et professionnelle bascule, Polly quitte Plymouth et part s’installer temporairement dans un endroit que son maigre budget lui permet, une toute petite ville portuaire d’une île des Cornouailles, liée au Continent par une unique route submersible. Le décor est posé !

 
Logeant dans une maison laissée à l’abandon, au dessus d’une ancienne boulangerie, elle va devoir réapprendre à vivre par elle-même. D’étranges rencontres, un tout nouvel environnement, un autre métier… Polly va peu à peu se laisser charmer par la ville et ses occupants. Au point de s’y installer ?

Jenny Colgan signe ici un savoureux roman qui dépayse.

494 pages – Pocket – 8€