La nouvelle série débarquée en début d’année sur la plateforme avait l’avantage d’être un peu novatrice quant à son thème. Crée par l’ancienne patineuse Samantha Stratton, Spinning Out dévoilait les coulisses du patinage artistique de haut niveau.

Kat Baker (incarnée par Kaya Scodelario) a subi un grave accident lors d’une compétition de patinage. Traumatisée depuis ce moment, elle pensait abandonner sa passion, jusqu’au jour où un entraîneur la repère et lui propose de patiner en couple avec Justin, jeune fils à papa aussi talentueux que séducteur.

Kat lutte en parallèle avec des troubles mentaux hérités de sa mère (interprétée par January Jones).

Cette série avait l’avantage de changer de décor et de thème et l’interprétation et la réalisation étaient tout à fait correctes. Elle a malgré tout été annulée à l’issue de la première saison et ne sera pas reconduite. En même temps, en voyant le dernier épisode, on se dit que son sort était probablement déjà réglé.

Un détective Japonais (Takehiro Hira) est envoyé à Londres pour retrouvé son frère (Yosuke Kubozuka), principal suspect du meurtre du neveu d’un des chef yakuza de Tokyo.

Arrivé sur place, il se fera aidé d’un prostitué anglo-japonais (Will Sharpe) et d’une policière en proie à de nombreuses difficultés personnelles et professionnelles (Kelly Macdonald).

Cette réalisation britannico-japonaise de Joe Barton se déroule dans les deux pays. Ce polar intrigue par son esthétique, son originalité, qui prend le temps d’entrer dans la psyché des personnages. La mélancolie y est autant mise en avant que la violence qui emporte parfois ces êtres égarés entre devoir et sentiments. Les scènes d’action valent largement celles de grands films, et les quelques effets de style intégrés trouvent totalement leur place dans cette création.

Une réalisation aussi ambitieuse et fine ne serait pas possible sans de brillants acteurs. Après son rôle dans la série Boardwalk Empire” nous avions pu redécouvrir Kelly Macdonald dans le film “Puzzle” qui avait été présenté en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Cette série mérite vraiment d’être vue.

J.C. Chandor, réalisateur américain auquel l’on devait notamment “A Most Violent year”, “Margin Call” et “All is Lost”, signe un long métrage qui, d’abord annulé par la Paramount juste avant le début du tournage, a finalement été repris et produit par Netflix.

Le casting impressionnant comptant notamment Ben Affleck, Oscar Isaac, Pedro Pascal, Garrett Hedlund n’avait pas suffit à convaincre le premier studio de production.

Dans ce film qui oscille entre film de guerre, thriller et film d’action, le spectateur est tantôt ému, effrayé, amusé, compatissant. Santiago Gomez (Oscar Isaac) lutte contre le trafic de drogue. Lorsque l’un de ses indics lui révèle où se cache un baron de la drogue et ses millions de dollars, à la -triple- frontière entre le Paraguay, le Brésil et l’Argentine, il décide de rassembler ses anciens frères d’armes pour les dérober. Ces derniers ne sont plus dans le circuit et affrontent tous des difficultés.

J.C. Chandor réalise encore un long métrage mené avec rythme et habileté d’un bout à l’autre. A voir sur Netflix

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=Fo3yRLLrXQA