Et voici le nouveau film de Gregg Araki, déjà présent au Festival en 2010 pour Kaboom. Adaptation du roman éponyme de Laura Kasische, il s’agit ici suivre le passage à l’âge adulte d’une jeune fille, dont la mère (Eva Green) disparaît du jour au lendemain sans explication.

L’histoire se déroule dans les années 1980 et c’est l’une des choses qui a tant plu à Gregg Araki; il y a vu une opportunité de travailler avec son fidèle collaborateur Robin Guthrie sur une bande originale de cette époque là, qui constitue d’après lui une “version sonore du film”

Tout comme pour Kaboom, il est extrêmement difficile, voire impossible, d’étiqueter le film: drame, mystère, fin de l’adolescence?… Ce flou est voulu par le réalisateur, qui déclare se sentir très proche de ce film qui a eu un impact particulier sur lui, comparable à celui de Mysterious Skin en 2004.

Ce film est néanmoins plus contenu que les autres, davantage dans la retenue, notamment quant aux scènes de sexe et l’absence ici de drogue. Il dit avoir voulu faire un film “plus old school, plus conventionnel”.

A ce sujet, il s’est amusé de voir qu’en France on trouvait les scènes de nudité dans le film “tout en retenu” alors qu’elles ont choquées aux Etats-Unis; et d’ajouter qu’il aimait la France…

Si vous voulez mon avis sincère… les réalisateurs ont certes une voix à faire entendre, mais je me suis honnêtement demander de quoi il pouvait bien s’agir ici. A l’instar de la mode des années 1980, le film manque cruellement de subtilité: les personnages sont caricaturaux, et les ficelles: très grosses.

Et si vous avez lu le livre, sachez qu’il a choisi de changer la fin qu’il ne jugeait “pas assez cinématographique”.

Certes, la fin est une surprise. Certains applaudissent. Moi je dis “Oh, come on!!”.

Gregg Araki, White Bird

Gregg Araki, White Bird © Anne-Sophie Rivereau