Ce nouveau long métrage de Nicolas Bedos était présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes et projeté en clôture du Festival du Film de Cabourg – les Journées Romantiques.

Victor (Daniel Auteuil), un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine (Guillaume Canet), un brillant entrepreneur, lui propose une activité novatrice : son entreprise propose permet en effet à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix, aidés par des décors et des acteurs. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour, interprété par Fanny Ardant.

Après sa réalisation Monsieur et Madame Adelman également avec Doria Tillier, Nicolas Bedos a cette fois choisi de rester derrière la caméra, laissant briller l’actrice aux côtés de Daniel Auteuil. Un casting cinq étoiles pour une création inventive, à la fois drôle et cynique.

Est-il judicieux de se tourner vers le passé ? Que ferions-nous si nous avions la possibilité de tout changer ? Malgré quelques longueurs et un focus trop prononcé sur l’actrice/compagne du réalisateur, le film est entêtant et vous emporte dans une valse de pensées et d’émotions.

En salles le 6 novembre

Doria Tillier au Festival de Cabourg
(C) Deauville, on t’aime !

Projection en avant-première lors du Festival

La nouvelle réalisation de Gurinder Chadah, réalisatrice de “Joue la comme Beckham” et “Le Dernier Vice Roi des Indes”, a été saluée par une standing ovation à l’issue de sa projection en avant-première au Festival du Cinéma Américain de Deauville.

Fin des années 1980 dans une Angletterre en pleine crise politique et économique sous la Dame de fer, Javed, adolescent d’origine pakistanaise, se réfugie dans l’écriture pour échapper au racisme ambiant et au destin que son père, très conservateur, imagine pour lui.  Sa vie va être bouleversée le jour où l’un de ses camarades lui fait découvrir l’univers de Bruce Springsteen. Touché par les paroles du “Boss” qui semblent décrire tout ce qu’il vit, Javed va être animé d’un nouvel élan.


Ce film est inspiré d’une histoire vraie, objet du livre “Greetings from Bury Park”, récit autobiographique du journaliste Sarfraz Manzoor, passionné par Bruce Springsteen. La réalisatrice, présente à Deauville, a expliqué avant la projection les débuts de ce film : alors qu’elle était avec l’auteur à la projection d’un documentaire sur Bruce Springsteen, ils ont rencontré le chanteur, et lui ont demandé en personne si elle pouvait adapter le livre en film. Le chanteur a donné immédiatement son accord.

Elle a choisi pour le rôle principal Viveik Kalra, dont c’est le premier film et qui transforme parfaitement l’effet.

Dans ce feel good movie la réalisatrice parvient à aborder la situation en Angleterre à cette époque sur fond de tubes de Bruce Springsteen. Néanmoins elle semble n’avoir pas su choisir entre comédie musicale et comédie dramatique, créant un léger déséquilibre entre les deux moitiés du film et des longueurs dans la première partie.

Heureusement, la bonne humeur l’emporte à la fin.

Cette comédie dramatique sur l’amitié entre deux hommes pendant plusieurs années a été à la fois produit réalisée et interprétée par Michael Angelo Covino et Kyle Marvin. Présenté au Festival de Sundance, le film a également reçu le Coup de Cœur du Jury dans la catégorie Un Certain Regard au Festival de Cannes.

Kyle Marvin

Depuis leur rencontre il y a dix sur le tournage d’une publicité, ces deux là sont devenus amis et ont produit plusieurs films ensemble. Il s’agit là de leur première réalisation qui est déjà très aboutie.

Ce lien qui existe au quotidien entre eux leur a permis de “capturer l’amitié et la complicité qui était la leur”. et cela fonctionne parfaitement.

Si l’humour est plutôt british, rappelant le film britannique “The Trip” avec Steve Coogan, les références à la France sont nombreuses : Judith Godrèche en fiancée, la musique -bien qu’ils aient dû se limiter en raison du montant des droits d’auteur- mais aussi la mise en scène, inspirée du cinéma de Pierre Etaix avec des ressorts comiques dans des scènes dramatiques. Les raisons à cela sont diverses : ils déclarent avoir toujours aimé le cinéma français, mais aussi la culture française qu’ils ont voulu “représenter comme eux la connaissent vraiment et la rendre de façon plus romantique que dans les autres productions américaines”.

Au final, cette comédie dramatique surprend, le spectateur fini par se prendre d’amitié pour les personnages au gré de ces plans séquences tourné méticuleusement malgré une apparence parfois cacophonique. On retrouve ici un niveau de comédie dramatique rare actuellement au cinéma.

On a adoré “JE PROMETS D’ÊTRE SAGE”, film français dans la section Panorama du Festival du Film de Cabourg , qui concourt pour le Prix du Public. Un premier long métrage de Ronan Le Page

Après un énième échec avec une pièce de théâtre qu’il a mise en scène, Franck décide d’abandonner son statut d’intermittent du spectacle pour un poste plus sécurisant : gardien dans un musée. Il y fait la rencontre de Sybille, également agent de surveillance, mais qui recèle bien des secrets… Elle va parvenir à l’entraîner dans une escroquerie, qui sera peut être un nouveau départ pour eux.

Si la scène d’ouverture est pour le moins surprenante et destabilisante, on est très vite pris par cette comédie sans longueur et emplie de traits d’humour. 
Il y a bien longtemps que l’on avait aps vu une comédie française ainsi portée par un vrai jeu d’acteurs, car ce qui semble le plus simple à jouer est parfois le plus compliquer. Or Pio Marmai et Léa Drucker sont tous deux excellents.

La bande originale composée par Florent Marchet est simplement parfaite 🎶

Sun

“SUN” était projeté pour la première fois en salles lors du Festival du Film de Cabourg dans la section Panorama.

Sunhil Pratham, aussi appelé Sun, est un livreur d’origine indienne qui mène une vie effrénée dans le Paris d’aujourd’hui. Décidé à monter sa propre société de coursiers, son plan est vite compliqué par l’arrivée de son cousin Ash, joueur de sitar venu à Paris pour faire carrière. Il embauche alors des chômeurs destinés à devenir à la fois coursiers et membres d’un groupe de musique avec Ash.

Cette comédie est rythmée par une bande originale très dynamique qui porte le film mais comble également les quelques longueurs présentes dans la réalisation. Les scènes comiques ne sont pas toujours drôles, mais le message principal du film est beau : l’union fait la force. A souligner, l’interprétation des deux rôles principaux masculins : Tewfik Jallab (Sun) et Aadar Malik (Ash)

Le film est réalisé par Jonathan Desoindre et Ella Kowalska, et notamment produit par Julie Gayet.

Sortie en salles le 26 juin

Quatrième de couverture:

Bonne nouvelle: l’homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n’embrasse pas : il franche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poète. Vous l’aurez deviné : il est québécois.

Tout un programme que ce petit roman. Une jeune femme rencontre un bel étranger à Paris, à l’accent for prononcé: un québécois. Malheureusement, il repart le lendemain dans son pays natal. Sous le charme, elle surmonte sa phobie de l’avion et pars le rejoindre pour une semaine chez une lui,dans une cabane isolée au Canada. Là elle va être confrontée à un langage parfois difficile à décoder, mais aussi au jeune fils et à l’ex de ce grand québécois artiste.

Une romance moderne, drôle et exotique. J’ai néanmoins été déçue par la fin. Elle est certes moderne et probablement réaliste mais m’a semblé un peu abrupte. Le roman reste malgré tout très “rafraichissant”.

158 pages – j’ai lu – 6,90€

La grande actrice Eve Wilde (Glenn Close)  prépare son quatrième mariage avec Harold Alcott, grand écrivain britannique. Elle convie aux noces dans sa magnifique propriété son premier mari et célèbre acteur de théâtre Laurence Darling (John Malkovich) ainsi que leurs enfants. Ce qui devait être un week-end de retrouvailles sous un ciel ensoleillé va légèrement dévié.

Le fil était présenté au Festival du Cinéma Américain de Deauville en avant-première le 5 septembre 2017, en présence du réalisateur Damian Harris qui avait déjà reçu ici-même en 2008 le Prix de la Critique

 

 

 

 

 

“The Wilde Wedding” était LA comédie bonne humeur de la sélection !
Un casting de choix dans lequel on retrouve avec un immense plaisir le duo Glenn Close / John Malkovich, dans des rôles bien différentsde “Les Liaisons Dangereuses”, mais non moins jouissifs.

Auteure du blog girlsandgeeks.com, Titiou Lecoq était l’auteure du roman Les Morues, comédie contemporaine au ton original.

Dans La Théorie de la tartine, elle mêle les destins d’une éternelle thésarde, d’un journaliste internet et d’un geek qui habite chez ses parents. Tout commence quand on demande à Christophe le journaliste de faire un article sur le revenge porn, en interviewant une victime, Marianne, qui découvre que son ex a posté l’une de leurs sex tape. Christophe lui fera rencontrer en ligne Paul pour tenter de résoudre son problème.

L’histoire s’étend sur plusieurs années, et est l’occasion à travers une comédie bien tournée de présenter aussi le rôle et les conséquences du web sur nos vies.

408 pages – Le Livre de Poche 7,30€

Clément (Emmanuel Mouret), professeur des écoles aux côtés de Thomas (Laurent Stocker), son ami et Directeur, est passionné de théâtre et surtout amoureux d’une actrice connue: Alicia (Virginie Efira). Il fera également la rencontre de Caprice (Anaïs Demoustier), une jeune femme pleine de vie et surprises.

Emmanuel Mouret signe ici une très jolie comédie française qui ressemble plus aux films de Woody Allen qu’à ceux que nous connaissons dans le cinéma française. Musique jazzy, humour pince sans rire, le réalisateur semble totalement imprégné du rythme des du cinéaste américain, pour notre plus grand plaisir.

Le scénario et la très habile réalisation sont servis par les interprétations de certains des meilleurs acteurs français.

Le film a été récompensé du Swann d’Or du Meilleur Film en 2015 au Festival de Cabourg.

 

 

 

Réalisé par Eric Besnard, le film met en scène Louise (Virginie Efira), jeune veuve et maman de deux enfants qui tente de sauver l’exploitation arboricole de son mari. Elle va faire la rencontre de Pierre (Benjamin Lavernhe, de la Comédie française), au comportement assez singulier.

Le syndrome d’Asperger est ici abordé d’une façon sensible et intelligente, sous l’angle des émotions ressenties par les personnes atteintes. Un soin tout particulier a ainsi été apporté à la photographie et au travail de la lumière, qui agissent comme autant de révélateurs de l’hypersensibilité qui caractérise cette forme d’autisme.

La finesse de la réalisation est servie par l’excellente interprétation de Benjamin Lavernhe.

Sortie le 23 décembre 2015.