La 34è édition du Festival du Film Romantique – Cabourg a débuté aujourd’hui.
A l’instar des autres festivals, celui de Cabourg a lui aussi dû se réinventer, et avait été le premier à travailler sur un format drive-in.
Les films seront finalement présentés cet été en salles ou en ciné-plage, rendez-vous traditionnel du festival !

– En attendant, le Jury longs métrages, présidé par Benoit Magimel et notamment composé de Isild Le Besco et Doria Tillier, est réuni jusqu’à vendredi à Paris pour visionner les films présentés en compétition. Le Grand Prix se dévoilé le 19 juin.
– Les Courts métrages seront eux visionnés le 18 juin.
– Le comité des Swann d’Or composé de professionnels du cinéma s’est lui réuni fin mai afin de choisir comme chaque année les lauréats, choisis parmi les films romantiques sortis dans l’année précédant le Festival

Comme tous les Festivals prévus en début d’été, le Festival du Film Romantique de Cabourg a dû annoncer, suite aux nouvelles recommandations gouvernementales, qu’il ne pourrait pas se tenir sous son format habituel du 10 au 14 juin 2020.

Mais l’équipe organisatrice ne s’avoue pas vaincue et nous en sommes les premiers ravis, car ce Festival est toujours un bonheur. Elle a donc annoncé souhaiter “proposer un événement différent mais plein de surprises romantiques !”. Ainsi comme chaque année le Comité des SWANN D’OR se réunira en amont des dates d’origine du Festival “afin de choisir la révélation féminine et masculine romantique de l’année, la meilleure actrice et le meilleur acteur romantique de l’année et le film romantique de l’année parmi les films sortis entre le 1er Juin 2019 et le 15 Mars 2020.” Le Palmarès pourra ainsi être annoncé en dépit des circonstances.

Le plaisir de ce Festival résidant également dans le fait de (re)découvrir les films romantiques de l’année, l’équipe du Festival travaille également sur l’organisation d’un Drive-In cinq soirs de suite au mois d’août, afin de pouvoir projeter les films sélectionnés. La faisabilité dépendra bien-sûr de l’obtention des autorisations nécessaires, mais cela permettrait de découvrir les films sous un format original et romantique.

A l’occasion de ce week-end hommage au centenaire du Prix Goncourt décerné à Marcel Proust les 26 et 27 octobre à Cabourg, de nombreux événements étaient organisés parmi lesquels une table ronde “Proust et le Goncourt”, conversation entre Pierre Assouline, membre de l’Académie Goncourt, et Luc Fraisse, Professeur en université et membre de l’Institut Universitaire, commentateur et éditeur spécialiste de Marcel Proust.

L’échange était animé par Jérôme Bastianelli, Directeur Général délégué du Musée Quai Branly – Jacques Chirac et Président de la Société des Amis de Marcel Proust.

Pierre Assouline, qui a publié en mai 2019 “Proust par lui-même”, estime que ce Goncourt n’a pas rendu service qu’à l’auteur et parle de “triplé : le Goncourt a lancé Proust, le Goncourt, prix qui a plus d’impact médiatique et commercial à partir de 1919, et Gallimard, qui jusque là était une maison confidentielle réservée à l’élite”.

Pour autant, si le Goncourt a rendu service à Marcel Proust, ce prix a fait grand bruit à l’époque. En effet, les protestations ont été nombreuses car c’est Roland Dargelès et son ouvrage “Les Croix de bois” qui étaient alors attendus, dans un pays rempli d’anciens combattants au sortir de la guerre de 14-18. Que le prix soit décerné à un jeune auteur aisé et réformé a été vivement critiqué. Luc Fraisse, qui vient d’éditer aux éditions de Fallois des nouvelles inédites de Proust, évoque ainsi les réactions de l’époque, précisant que la presse de gauche ” a hurlé que le prix aurait dû être remis à un jeune […] Cela a été politisé alors que pourtant il est difficile de cerner l’auteur sur le sujet”. Mais comme le souligne Pierre Assouline, “nous avons le regard des gens qui le lisent pour la première fois aujourd’hui, on sait que c’est un grand écrivain. La légende modifie le regard.” Ne fallait-il pas être visionnaire pour percevoir dans le style de l’auteur un talent unique.

Si nous lisons de moins en moins Proust, quelques pages parmi les centaines pourraient suffire dans un certaine mesure car “chaque page contient un monde” comme l’expliquait Luc Fraisse. Stéphane Heuet, qui adapte depuis plus de vingt ans A la Recherche du temps perdu en bande dessinée, a permis à de jeunes générations de découvrir l’auteur sous un abord en apparence plus accessible. En revanche se pose la question de la pertinence de publications telles que celle des nouvelles inédites. Si Luc Fraisse, qui trouve que c’est un “miracle de retrouver un ensemble pareil au lieu qu’il ne soit livré aux flammes ou à Sotheby’s” estime que cela permet de connaître ce qu’écrivait Proust à ses débuts, car un “écrivain se cache de plus en plus, se maîtrise” au fur et à mesure de son évolution. Pierre Assouline porte un regard différent sur ces nouvelles qui seront lui auraient dû rester inédites, ajoutant que “Proust avait exprimé le jugement le plus négatif sur ces textes en les retenant pas”.

Le mieux, c’est peut être de vous faire une idée par vous-même ?

Clément (Emmanuel Mouret), professeur des écoles aux côtés de Thomas (Laurent Stocker), son ami et Directeur, est passionné de théâtre et surtout amoureux d’une actrice connue: Alicia (Virginie Efira). Il fera également la rencontre de Caprice (Anaïs Demoustier), une jeune femme pleine de vie et surprises.

Emmanuel Mouret signe ici une très jolie comédie française qui ressemble plus aux films de Woody Allen qu’à ceux que nous connaissons dans le cinéma française. Musique jazzy, humour pince sans rire, le réalisateur semble totalement imprégné du rythme des du cinéaste américain, pour notre plus grand plaisir.

Le scénario et la très habile réalisation sont servis par les interprétations de certains des meilleurs acteurs français.

Le film a été récompensé du Swann d’Or du Meilleur Film en 2015 au Festival de Cabourg.