A Amsterdam en 1636, Cornelis, un riche marchand d’épices (Christoph Waltz) désespère d’être de nouveau père avec sa nouvelle et jeune épouse (Alicia Vikander). Il engage un célèbre portraitiste (Dane DeHaan) afin d’immortaliser la beauté de cette dernière. Les deux jeunes gens vont tomber amoureux, cherchant comment vivre leur histoire librement.

Leur salut résiderait-il dans la spéculation des bulbes de tulipes ?

Plutôt bonne spectatrice pour les romances en costumes, le résultat m’a malheureusement déçue. Les reconstitutions sont très réussies, en revanche le scénario manque cruellement d’originalité. Est-ce pour cela que l’on ne ressent même aucune empathie pour les personnages principaux ? La liaison ne nous fait pas vibrer, les drames ne nous tire aucune larme.

Avec un tel casting (Judi Dench en mère supérieure, Cressida Bonas en villageoise, Cara Delevingne) et une belle mise en scène, c’est vraiment dommage.

En Australie, de retour du front, Tom Sherborne (Michael Fassbender) encore traumatisé accepte de devenir le gardien de phare d’une petite île inhabitée. En dépit de son isolement, il rencontre et épouse Isabel (Alicia Vikander). Leur amour idyllique est assombri par l’incapacité de cette dernière à avoir un enfant. Jusqu’au jour où échoue un canot avec à son bord un bébé.

Si le nom du réalisateur reste assez peu connu du grand public, ses films eux ne s’oublient pas: “Blue Valentine” (Michelle Williams, Ryan Gosling) avait été présenté au Festival de Cannes, réalisation suivie de “The place beyond the Pines” avec de nouveau Ryan Gosling et Eva Mendes.

Il signe ici un très beau drame romantique, qui rappelle les réalisations d’Anthony Michella, grand réalisateur décédé trop jeune, auquel on devait notamment “le Patient Anglais”.