Après le très drôle roman Les Morues, Titiou Lecoq signe ici une sorte de journal intime / de bord de la vie d’une trentenaire célibataire, surdiplômée mais sous employée, incarnation de toute une génération de jeunes femmes…

Contrairement à ce que laissaient présager les critiques, j’ai été plutôt déçue par ce livre, certes très bien écrit mais bien moins drôle à mon avis que Les Morues. Elle cède ici à la tentation de se perdre dans un certain nombrilisme finalement assez fatiguant.

C’est finalement un peu le même écueil que celui subit dans Oona et Salinger de Beigbeder. Ces auteurs névrosés et dépressifs qui avaient la dent autrefois si dure avec leurs heureux prochains tombent à leur tour dans l’autosatisfaction bienheureuse.

Autant demander à Woody Allen de vous donner des cours de yoga…

304 pages – Editions Fayard – 18,50 €