Jean-Luc Coatalem est réacteur en chef adjoint à Géo, et l’auteur chez Grasset de nombreux ouvrages, parmi lesquels Je suis dans les mers du Sud (prix des Deux Magots, 2002) ou le Gouverneur d’Antipodia (prix Roger Nimier, 2012).

Ce voyage-ci l’emmène en Corée du Nord, où il parvient à pénétrer en se faisant passer pour “un agent touristique en quête de nouveaux marchés”. Cette couverture lui permettra d’accéder aux sites touristiques du pays, mais dans la limite autorisée par la dictature.

Il est parvenu à tenir discrètement un journal de voyage où il raconte ses rencontres, ses péripéties, les situations parfois ubuesques dans ce pays dont on ne sait finalement rien. On ressent tour à tour la sensation d’enfermement, le mal du pays qui envahit le narrateur, mais aussi l’étonnement, l’incompréhension, la perplexité face à ce régime difficilement compréhensible pour un Occidental.

Un récit très intéressant enrichi de rappels historiques et d’explications culturelles qui permettent d’accéder pour partie à ce qui est si farouchement dissimulé.

Nouilles froides à Pyongyang

237 pages – Editions Grasset – 17,60€