“Les Plus Belles Années d’une Vie” de Claude Lelouch, épilogue du célèbre “Un Homme et Une Femme”.

Le réalisateur est parvenu à rassembler de nouveau Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant en Normandie pour la suite et fin du célèbre “Un Homme et Une Femme” tournée en partie à Deauville et qui contribue encore aujourd’hui au mythe de la cité balnéaire.

Ils se sont connus il y a des dizaines d’année, lui était pilote de course et jeune papa, elle était veuve. Ils se sont aimés mais n’ont pas vécu ensemble. Aujourd’hui Jean-Louis a été placé en maison de retraite par son fils. Ce dernier, inquiet pour l’état de son père atteint de la maladie d’Alzheimer, décide de rechercher l’amour passé de son père, Anne, pour qu’elle aille lui rendre visite.

Leurs retrouvailles sont douces et mélancoliques, empreintes de souvenirs – le réalisateur a inséré des extraits de “Un Homme et Une Femme”- et de nouveaux rêves.

Les moments d’échanges entre les deux personnages principaux sont d’une infinie beauté, toute notion de jeu d’acteur semble oubliée au profit de moments qui paraissent réels.

Seule ombre dans ce tableau, la fin du film, longue avec la reprise dans son intégralité de la scène de course dans Paris tirée du premier film, et un peu décevante après un si beau film.