Jamie Marks, adolescent souffre-douleurs de ses camarades de classe, est retrouvé mort. Adam (Cameron Monaghan) et Gracie (Morgan Saylor) sont hantés par lui.

Adapté du livre One for Sorrow de Christopher Barzac, le grand photographe de mode Carter Smith, que l’on connait à travers son œil, ne s’est pourtant pas reposé sur la photographie pour faire fonctionner son film. Il a su créer une atmosphère, tantôt sensible, tantôt oppressante.

Cela a constitué l’un de ses principaux challenges: en effet, dans le livre, l’essentiel de l’action se déroule dans la tête d’Adam. Il a donc ici fallu “transformer le ressenti en choses physiques concrètes”. Et pour ce faire, il a notamment travaillé à l’aide d’un grand mur sur lequel il avait placé quantité de photographies et illustrations; il demandait à tout collaborateur au film de s’imprégner de ces images afin de percevoir l’atmosphère du film.

Ce film porte avant tout sur la solitude, des adolescents, mais pas que. Chaque personnage, y compris la mère d’Adam (Liv Tyler) y est confronté.

S’il s’agit en théorie d’une histoire de fantômes, celui-ci est atypique. Ici, ils ne traversent pas les murs. Le film n’est pas sans évoquer Restless de Gus van Sant, dans lequel un adolescent entretenait également une relation d’amitié avec un jeune homme mort et nouait en parallèle une histoire d’amour avec une jeune femme bien réelle. Les acteurs sont très convaincants. Et ce qui est à priori impossible devient ici concevable, voire même crédible.

© Anne-Sophie Rivereau  Carter Smith, réalisateur de "Jamie Marks is Dead"

© Anne-Sophie Rivereau
Carter Smith, réalisateur de “Jamie Marks is Dead”

Le film est produit par Hunter Gray qui présente également en compétition I Origins demain de Mike Cahill. On lui devait déjà Another Earth également en compétition au Festival du Cinéma Américain de Deauville en 2011.

© Anne-Sophie Rivereau                                                       Hunter Gray, “Jamie Marks is Dead”‘ producer