Marie Darrieussecq, c’est tout d’abord un style. Un peu sec, mais très travaillé. Un style que l’on aime ou que l’on déteste.

Après Clèves, l’auteure signe ici le récit d’une actrice Française et blanche qui tombe amoureuse d’un acteur Noir Américain. Séduction en franco-anglais, univers du cinéma, voyage en Afrique, tournage… Des situations qui deviennent parfois très improbables, mais ce récit nous fait avant tout voyager dans une histoire d’amour, de ses débuts à son aboutissement.

Une petite phrase qui me semble renfermer l’essence de ce roman:

“Solange. Il avait dit son prénom […] Cétait la première fois. Quand il n’usait pas du “hey” il l’appelait “Sugar” ou “babe”, de jolis noms canailles, toujours en anglais. Mais: Solange. C’était une preuve, sinon d’amour, du moins d’attention.”

 

312 pages – Editions P.O.L – 18€

Il faut beaucoup aimer les hommes