Mike Cahill, déjà présent au Festival en 2010 avec Another Earth, réalise ici un film encore empreint de science et de progrès révolutionnaires. Et c’est justement le premier film de la compétition qui utilisait le son Dolby Atmos (64 pistes son) de la salle du CID, seul centre de Congrès en France à bénéficier de cette technologie.

Ian Gray (Michael Pitt, Les Innocents, Boardwalk Empire), chercheur en biologie moléculaire, travaille avec sa collaboratrice Karen (Brit Marling, découverte dans Another Earth) sur l’œil humain. Il va faire la rencontre d’une jeune femme très mystérieuse, Sophie (Astrid Berges-Frisbey, Pirate des Caraïbes), qui regarde la science avec sa perception propre.

Mike Cahill aborde une fois encore les thèmes qui lui sont chers: l’amour, la spiritualité, la croyance et, surtout, les sciences. Et pour cause. Passionné par ce dernier thème, ses soirées idéales consistent à “boire un verre de vin avec un homme de sciences -véritables rock stars à ses yeux- en discutant jusqu’à six heures du matin”. Ses deux frères, respectivement biologiste et spécialiste des neurosciences, lui permettent également d’approfondir ce sujet.

Techniquement, le procédé de son ici utilisé monte crescendo tout au long du film, jusqu’à atteindre son paroxysme. Mais comme tout effet réussit, on ne s’en rend pas compte. Idem pour les images: 200 plans comportent des effets visuels, et pourtant rien de visible a priori. L’efficacité de ces procédés se met au service de l’esthétique du film, ajoutant à son onirisme.

Pour Astrid Berges-Frisbey, ce film reste une aventure humaine extraordinaire, très différente de son expérience sur Pirate des Caraïbes: 200 fois moins de budget et 6 semaines de tournage contre 6 mois.

Astrid Berges-Frisbey

Astrid Berges-Frisbey   © Anne-Sophie Rivereau

 

Mike Cahill

Mike Cahill © Anne-Sophie Rivereau